Présidentielle 2027 : Le compte X du RN piraté, quelques jours après celui de Marine Le Pen
Le compte X du Rassemblement national (RN) a été piraté le jeudi 23 juillet au soir, quelques jours après que celui de Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle, a également été compromis. En début de semaine, le site internet du RN a également subi une cyberattaque.
Cette série de piratages touche le Rassemblement national à neuf mois de l’élection présidentielle. Le dernier incident a affecté le compte X du parti présidé par Jordan Bardella, où des éléments tels que la photo de profil et la description ont été modifiés par les hackers, qui ont également automatisé des publications promouvant un logiciel payant. À ce jour, le RN n’a pas réagi publiquement à ce nouveau piratage, alors que le parti a déjà été victime d’autres attaques cette semaine.
Comptes X et site internet
Le mardi 21 juillet, le compte X de Marine Le Pen a été hacké, affichant brièvement un message de promotion d’une cryptomonnaie. Ce même jour, le site internet du Rassemblement national a également été détourné, avec un changement de l’image de Marine Le Pen, remplacée par un chat aux couleurs des drapeaux algérien et marocain.
Le RN a confirmé que ses serveurs avaient fait l’objet d’une « tentative d’intrusion malveillante », qui, selon le parti, s’est limitée à un seul candidat aux élections municipales et à ses colistiers, dont le nom n’a pas été divulgué. Le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité.
Pas de fuite de données, selon le RN
Jean-Philippe Tanguy, député RN, a déclaré que « les données des adhérents ou des candidats n’ont pas été exposées », précisant que l’attaque concernait « une des pages d’accueil ». Il a également souligné que le but des opérations reste flou. Tanguy a exprimé ses préoccupations, notant que Marine Le Pen, en tant que candidate favorite des sondages, est particulièrement vulnérable. Il a appelé à des moyens accrus pour lutter contre ces cyberattaques, affirmant qu’un parti politique ne peut pas se protéger mieux que ne le fait l’État.
(Avec AFP)
