Présidentielle 2027 : Gabriel Attal veut sortir la Ve République de ses rails et promet

Présidentielle 2027 : Gabriel Attal promet la « plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 »

Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Gabriel Attal a exposé les grandes lignes de son projet institutionnel pour la présidentielle de 2027. Le candidat à l’Élysée a déclaré qu’il s’engageait à mener « la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 » s’il est élu.

Gabriel Attal, ancien Premier ministre, cherche à se démarquer de figures politiques qui ont précédemment renoncé à la présidence face à d’autres candidats de leur camp, comme François Bayrou ou Michel Rocard. Dans un contexte où il se dispute le même espace politique qu’Édouard Philippe, Attal multiplie les interventions publiques et les annonces de campagne.

Réforme des institutions : vers une décentralisation

Le candidat souhaite s’attaquer au fonctionnement centralisé de l’État. Il prévoit de présenter, à l’automne, une « nouvelle organisation territoriale » visant à « déparisianiser » la France et à renforcer le pouvoir des maires. Ce projet a pour but de rapprocher le pouvoir des territoires et de redonner davantage de poids aux élus locaux.

Par ailleurs, Attal propose d’inscrire dans la Constitution un « principe de rapidité », imposant un délai maximal de deux mois pour que l’administration réponde à toute demande. En cas de silence, cela vaudrait accord, selon ses propos.

Réduction du nombre de parlementaires

Pour renforcer l’efficacité de l’État, Attal envisage de réduire le nombre de députés de 577 à 350 et de sénateurs de 348 à 200, ce qui permettrait de réaliser plusieurs centaines de millions d’euros d’économies chaque année. Il souhaite également revoir les règles de nomination aux postes stratégiques de l’administration pour restaurer la confiance envers l’exécutif.

Un programme ambitieux et varié

Le candidat entend également aborder d’autres sujets sensibles, notamment une réforme en profondeur du système judiciaire, des quotas limitatifs pour l’immigration et un plan de départs volontaires pour 100 000 fonctionnaires, accompagné d’une prime de départ. Concernant les retraites, il maintient son projet de supprimer l’âge légal de départ au profit d’un système universel intégrant une part de capitalisation.

Contexte électoral

Dans le cadre de cette campagne, Gabriel Attal veut incarner « optimisme et énergie », se positionnant ainsi en opposition à la rigueur prônée par Édouard Philippe. Si les deux hommes se retrouvaient au coude-à-coude dans les sondages début 2027, Attal propose un « vote de départage » pour éviter une compétition fratricide similaire à celle de 1995 entre Jacques Chirac et Édouard Balladur.

Source : Journal du dimanche

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