Gabriel Attal promet une réforme institutionnelle majeure pour la présidentielle de 2027
L’ancien Premier ministre Gabriel Attal, candidat à la présidentielle de 2027, intensifie sa campagne estivale pour surpasser Édouard Philippe, président du parti Horizons, qui demeure en tête des sondages. Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, Attal a annoncé son intention de présenter « la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 » s’il est élu à l’Élysée.
À l’automne, il proposera une nouvelle organisation territoriale visant à « déparisianiser la France » et à renforcer le pouvoir des maires. Il souhaite également inscrire dans la Constitution un « principe de rapidité », stipulant un délai maximal de deux mois pour que l’administration réponde à tout porteur de projet, avec la règle que « le silence vaudra accord » en cas d’absence de réponse. Par ailleurs, il prévoit de limiter à 18 mois le temps d’attente pour les recours administratifs afin d’éviter que des projets ne restent bloqués pendant des années.
Pour mettre en œuvre ses réformes, Attal propose de réviser le système de nomination des postes clés de l’administration. Selon lui, « le Président élu doit nommer des responsables avec le mandat politique d’appliquer le projet politique sur lequel il a été élu », une me qu’il considère comme essentielle pour restaurer la confiance envers l’exécutif. Il envisage également de réduire le nombre de parlementaires, passant de 577 députés à 350 et de 348 sénateurs à 200, dans un souci d’efficacité et d’économies budgétaires.
Attal souhaite organiser un référendum annuel, avec plusieurs questions à choix multiples sur des sujets discutés avec les forces politiques et les partenaires sociaux.
Dans le cadre de sa réforme globale, il envisage une révision en profondeur du système judiciaire, ainsi que des quotas limitatifs pour l’immigration. Il propose également un plan de départs volontaires de 100 000 fonctionnaires, assorti d’une prime de départ, et souhaite supprimer l’âge légal de départ à la retraite pour instaurer un système universel avec une part de capitalisation.
En cas de compétition serrée avec Édouard Philippe dans les sondages, Attal a évoqué la possibilité d’un « vote de départage », une idée qui n’est pas encore adoptée par son rival. Lors de son premier meeting de campagne fin mai à Paris, il a promis d’apporter « optimisme et énergie », tout en laissant à d’autres le « sang et les larmes », en référence au discours de rigueur de Philippe.
Source : DNA


