Près d’un millier de gens du voyage s’installent à Levens, près de Nice
Levens, commune située sur les hauteurs de Nice, fait face à une nouvelle arrivée massive de gens du voyage. En ce mois de juillet 2026, près d’un millier d’évangélistes, accompagnés de 800 caravanes et de leurs voitures, ont investi le grand pré de la commune, l’une des rares zones du département pouvant servir d’aire de grand passage. Les Alpes-Maritimes n’en disposent toujours pas, malgré les exigences légales.
Cette situation entraîne régulièrement des réquisitions de la part de l’État, et Levens est souvent concernée. Le maire, Antoine Véran, souligne que cette année, la situation est « un peu différente ». Avec une population ayant dépassé les 5 000 habitants, la commune doit également proposer une solution d’accueil pour les gens du voyage. Le maire a noté que la communauté évangéliste est bien connue de la municipalité. « Les pasteurs qui viennent d’arriver sont déjà venus », indique-t-il, ajoutant que « ce sont des gens respectueux, même s’il faut toujours rester vigilants ».
Dès leur arrivée, quatre pasteurs étaient présents, un cinquième étant attendu. Ces rassemblements impliquent des prêches et des veillées musicales, souvent au son de guitares et de chants tziganes. Le maire a observé qu’après un premier soir d’applaudissements des riverains, les plaintes pour tapage nocturne augmentent généralement au fil des jours.
Antoine Véran insiste sur l’importance pour la communauté évangéliste de respecter les délais d’implantation qui leur ont été accordés, initialement jusqu’au 21 juillet. Il espère que leur départ se fera avant la fête du cheval, prévue les 25 et 26 juillet, afin de permettre une bonne préparation de l’événement.
En attendant, cette arrivée, bien que contrainte par arrêté préfectoral, constitue également une opportunité économique pour les commerces de Levens, qui bénéficient de l’afflux de nouveaux habitants. Pour éviter des embouteillages sur les routes d’accès à la commune, l’arrivée des caravanes a été organisée de manière échelonnée, de 8h30 à 16h, sous la supervision des services de l’État.
Source : Nice Matin.