À un an de la présidentielle, 66 000 patrons réclament un choc de stabilité
À un an de l’élection présidentielle, près de 66 000 dirigeants d’entreprise en France ont exprimé des préoccupations majeures concernant la fiscalité, la bureaucratie et l’instabilité des règles. Une consultation menée par OpinionWay pour le Medef, entre le 15 avril et le 15 juillet 2026, a recueilli les avis de 65 872 chefs d’entreprise. Leur message est clair : le coût des prélèvements, le poids des démarches administratives et l’instabilité réglementaire entravent les décisions d’investissement.
La consultation, bien que non représentative de l’ensemble des entreprises françaises, a été qualifiée d’inédite par le Medef, devenant ainsi un instrument de pression politique à l’approche de la campagne présidentielle.
Les prélèvements en tête des difficultés
Les résultats montrent que 79 % des répondants citent le niveau élevé des impôts et des charges comme un obstacle majeur. En conséquence, 83 % des dirigeants demandent une réduction de la fiscalité et des charges pesant sur les entreprises au cours du prochain quinquennat. Cette attente dépasse le simple impôt sur les sociétés, englobant également les cotisations, taxes sectorielles et autres frais liés aux obligations de déclaration.
Normes administratives comme coût de production
Les procédures administratives représentent également un fardeau, avec 59 % des dirigeants signalant le poids des démarches comme une difficulté. La simplification des normes et des formalités est donc identifiée comme une priorité par 75 % des répondants.
Instabilité des règles et risques associés
Un dirigeant sur deux évoque les changements fréquents de règles fiscales, sociales ou environnementales. La stabilité des règles fiscales et sociales est une priorité pour 74 % des dirigeants, car elle est essentielle pour des projets à long terme.
Conséquences pour l’avenir des entreprises
Cette accumulation de contraintes pourrait avoir des répercussions sérieuses sur le développement des entreprises. Environ 13 % des dirigeants envisagent de privilégier leur développement à l’étranger si la situation ne s’améliore pas. De plus, 39 % recommanderaient à un jeune entrepreneur de créer son entreprise à l’étranger, par rapport à 20 % qui conseilleraient de le faire en France.
Les priorités pour 2027-2032
Les dirigeants ont identifié plusieurs priorités pour le prochain quinquennat :
- Réduction de la fiscalité et des charges (83 %).
- Réindustrialisation de la France (81 %).
- Simplification des normes et des procédures administratives (75 %).
- Réduction de la dette et des dépenses publiques (75 %).
- Stabilisation des règles fiscales et sociales (74 %).
Ces enjeux seront cruciaux pour déterminer la capacité des entreprises à investir en France et à contribuer à la croissance économique.
Source : OpinionWay pour le Medef



