Prélèvements sur le travail, le capital et la consommation : évolution entre 2016 et 2024 en France.

Les prélèvements sur le travail, le capital et la consommation de 2016 à 2024

Commentaire d’actualité 16 Avril 2026

François ECALLE

PDF à lire et imprimer

Les prélèvements obligatoires (PO) en France ont connu des évolutions significatives entre 2016 et 2024. En 2024, le taux des PO en France est supérieur de 3,7 points de PIB à celui de la zone euro, de 4,1 points à celui de l’Union européenne et de 3,9 points à celui de l’Allemagne. Cela place la France au deuxième rang de l’Union européenne, derrière le Danemark, une position qu’elle occupait déjà en 2016.

Entre 2016 et 2024, le taux des prélèvements obligatoires a diminué de 2,2 points de PIB en France, un recul plus marqué que la moyenne de la zone euro (0,3 point) et de l’Union européenne (0,4 point). En revanche, l’Allemagne a enregistré une hausse de 0,4 point.

En 2024, l’écart par rapport à la moyenne de l’Union européenne s’explique par une diminution des prélèvements sur le travail (2,1 points de PIB) et une stagnation des prélèvements sur le capital (1,8 point). Les prélèvements sur la consommation sont légèrement plus élevés en France.

Les prélèvements sur le travail ont diminué en France, tandis qu’ils sont restés stables en moyenne dans l’Union européenne et ont augmenté en Allemagne. Malgré les réformes fiscales, les prélèvements sur le capital sont restés identiques en pourcentage du PIB entre 2016 et 2024 en France, alors qu’ils ont légèrement augmenté dans la zone euro et l’Union européenne. En ce qui concerne les prélèvements sur la consommation, ils ont également baissé en France, comme dans la majorité des pays européens.

Concernant le classement des prélèvements, la France est passée du deuxième au cinquième rang pour les prélèvements sur le travail, mais reste première pour ceux à la charge des employeurs. Pour les prélèvements sur le capital, la France est passée du troisième au quatrième rang, tout en restant au-dessus de l’Allemagne. Enfin, pour les prélèvements sur la consommation, elle est passée du 14ème au 19ème rang.

Dans la répartition des prélèvements obligatoires en 2024, il est à noter que la part des prélèvements sur la consommation est inférieure à la moyenne européenne, tandis que celle des prélèvements sur le capital est plus élevée. En Allemagne, la part du travail est plus forte, alors que celle de la consommation est comparable, et la part du capital est significativement plus faible.

Les données présentées dans cet article proviennent de la Commission européenne et de FIPECO.

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *