Nos crédits immo devraient être à 3,80% et

Les taux d’intérêt des crédits immobiliers demeurent contenus malgré la hausse des rendements de l’État

Alors que les taux d’intérêt de la dette de l’État à 10 ans ont franchi, mercredi, le seuil des 4 % pour la première fois depuis 2009, les taux des crédits immobiliers restent relativement bas, se maintenant autour de 3,30 % pour les prêts sur 20 ans. Les courtiers anticipent une « dernière fenêtre de tir » en septembre avant une possible remontée des taux.

L’Obligation assimilable au Trésor (OAT) à 10 ans, qui représente le taux d’intérêt auquel l’État français emprunte sur les marchés financiers, a récemment connu une forte hausse, atteignant plus de 4 %. Cette augmentation est attribuée à des tensions inflationnistes sur l’énergie et aux anticipations de la politique monétaire européenne, ainsi qu’à une prime de risque politique et budgétaire spécifique à la France, selon John Plassard, analyste chez Cité Gestion Private Bank.

Malgré cette tendance, les taux des crédits immobiliers n’ont pas suivi la même trajectoire. Sandrine Allonier, porte-parole du réseau de courtage Vousfinancer, souligne qu’il existe une corrélation historique entre l’OAT et les taux des crédits immobiliers, mais que d’autres facteurs influencent la situation actuelle. Les banques, qui se refinancent principalement sur le court terme, utilisent des mécanismes comme le « swap » pour transformer ces taux à court terme en taux à long terme, adaptés aux crédits immobiliers.

Actuellement, les taux des crédits immobiliers sont en moyenne de 3,17 % pour 15 ans, 3,31 % pour 20 ans et 3,42 % pour 25 ans. Selon Cafpi, ces taux sont inférieurs à ce que l’on pourrait attendre au regard des rendements obligataires actuels.

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux directeurs inchangés lors de sa récente réunion, après une première hausse en juin. Ce maintien pourrait influencer la dynamique des taux immobiliers dans les mois à venir. Les courtiers prévoient une baisse de 6 % de la production de crédits immobiliers d’ici fin 2026, en raison d’une diminution de la demande et d’incertitudes économiques.

Les prochains mois s’annoncent cruciaux, notamment avec la campagne électorale à venir, qui pourrait induire une certaine retenue des ménages.

Source : BFM TV.

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