Port-Gentil : Deux ans de prison pour un vol avec violence
Le Tribunal de Port-Gentil a condamné M.S.M., un jeune Gabonais né le 3 janvier 2008, à une peine de deux ans d’emprisonnement pour un vol commis avec usage d’une arme apparente. Les faits se sont déroulés aux abords du lycée Thuriaf Batsantsa, dans le 4ᵉ arrondissement de Port-Gentil, où une lycéenne de 17 ans a été agressée et dépouillée de son iPhone 12 Pro Max.
La victime a subi cinq coups de couteau lors de l’agression, entraînant une bles à l’auriculaire gauche et une incapacité temporaire de travail de trois mois, comme l’indique son certificat médical. Après l’agression, le téléphone a été revendu pour 10 000 FCFA. M.S.M. a reconnu avoir vendu l’appareil, précisant que l’argent avait été utilisé pour acheter du tramadol.
Au cours de l’audience, le Tribunal a pris en compte le parcours personnel de M.S.M. Les services sociaux ont rapporté qu’il avait grandi dans un environnement familial difficile, confié à sa grand-mère maternelle dès son jeune âge et exposé à des violences conjugales. Malgré ces conditions, il avait obtenu de bons résultats scolaires, avec des moyennes oscillant entre 14 et 16 sur 20 avant son incarcération.
En détention depuis plus d’un an et demi, M.S.M. a poursuivi sa scolarité, obtenant son BEPC avec le soutien de sa mère. Son comportement en prison a été jugé positif, occupant le rôle de « commissaire » dans son quartier carcéral sans incidents notables.
Sur le plan judiciaire, le père de la victime a demandé un million de FCFA de dommages et intérêts pour le préjudice subi. Le ministère public avait requis trois ans d’emprisonnement ferme et une amende de 100 000 FCFA. L’avocate commise d’office a reconnu les faits tout en plaidant pour la clémence du Tribunal, soulignant l’âge et le parcours scolaire du prévenu.
Finalement, le Tribunal a reconnu la culpabilité de M.S.M. et a prononcé une peine inférieure aux réquisitions du ministère public, tenant compte de son statut de mineur au moment des faits. Cette affaire met en lumière le parcours vulnérable d’un jeune homme confronté à des difficultés familiales et à la consommation de tramadol, tout en soulignant la nécessité de renforcer la protection des élèves aux abords des établissements scolaires, notamment dans les zones à risque d’agressions et de vols.
Source : Gabon Actu



