À Pompéi, une expérience immersive permet de revivre l’éruption du Vésuve
Que voyaient, entendaient et ressentaient les habitants de Pompéi lorsque le Vésuve entra en éruption en l’an 79 ? C’est à cette question qu’entend répondre une nouvelle expérience immersive proposée sur le site archéologique. Lancée le 24 juin 2023, et gratuite jusqu’au 15 juillet avant de devenir payante, cette initiative permet d’assister en temps réel, au cœur même des ruines, à la catastrophe qui a enseveli la cité romaine sous les cendres.
Développée par la société Histoury Inc., l’application nécessaire, Portyl, peut être téléchargée gratuitement via des QR codes aux entrées du parc archéologique et dans les zones concernées : le Forum, la maison du Cithariste, le Grand Théâtre, l’Odéon et l’Amphithéâtre.
Pompéi reprend vie
Le parcours débute dans la maison du Cithariste, l’une des plus vastes demeures de Pompéi. Le dispositif superpose des reconstitutions numériques au paysage actuel. Là où ne subsistent aujourd’hui que des murs éventrés, apparaissent de riches demeures, des rues animées de passants et d’animaux, ainsi que des pièces de théâtre et combats de gladiateurs. Les monuments retrouvent leur état d’origine grâce à des technologies de pointe, incluant le LiDAR, la photogrammétrie et l’intelligence artificielle générative, alliées à des recherches archéologiques approfondies.
Puis, soudain, le ciel s’assombrit, des pierres ponces sont projetées et les secousses se succèdent. L’éruption du Vésuve se déploie sous les yeux des visiteurs, reconstituée à partir des connaissances les plus récentes des volcanologues et des archéologues.
Mieux comprendre l’éruption du Vésuve grâce aux technologies
Pour la direction du site, l’objectif n’est pas de transformer Pompéi en parc d’attractions, mais de replacer le drame dans son contexte historique. Les effets visuels et sonores permettent de mieux comprendre la violence de l’événement et d’en déjouer les représentations fantasmées, tout en donnant à voir la ville telle qu’elle se présentait avant sa destruction.
Cette initiative s’inscrit dans une évolution plus large des pratiques muséales et patrimoniales, où les technologies immersives deviennent des outils de médiation à part entière. Après les reconstitutions en réalité virtuelle de certaines maisons pompéiennes, la réalité augmentée franchit ici une nouvelle étape en faisant dialoguer directement les ruines avec leur passé.
Source : Beaux Arts
