Corrosif pour les yeux, le nez et les voies respiratoires, l’ozone est un gaz à surveiller. Or ces dernières semaines, il a régulièrement dépassé les seuils de recommandation sous l’effet des vagues de chaleur.
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Lorsque les températures sont très élevées, les polluants émis par les véhicules et l’industrie se transforment en ozone. Ce phénomène est bien documenté : la chaleur et les rayons solaires favorisent la formation de ce gaz, qui peut irriter les yeux, le nez et, dans des cas plus graves, provoquer des troubles respiratoires et des crises d’asthme.
Cette année, marquée par des épisodes de chaleur intense, a vu une augmentation des niveaux de pollution à l’ozone, notamment en Île-de-France, où le premier pic a été enregistré dès mai. D’autres épisodes ont suivi, avec un dépassement du seuil d’information et de recommandation fixé à 180 µg/m³, attendu le 14 août, selon le préfet de police de Paris.
Historiquement, cette pollution était limitée à certaines régions, principalement dans le Sud-Est. Cependant, avec l’extension des vagues de chaleur à l’ensemble du territoire, l’ozone s’étend. Il est à noter que ce polluant est l’un des rares dont les concentrations ne diminuent pas, malgré les efforts d’amélioration de la qualité de l’air. Actuellement, plusieurs épisodes de pollution à l’ozone sont signalés en Île-de-France et dans les Bouches-du-Rhône, où des mes de restriction du trafic ont été mises en place.
Une étude de l’ONG britannique Global Witness révèle qu’au cours de la canicule de juin, environ deux tiers des habitants de l’Union européenne, soit 300 millions de personnes, dont 100 millions d’enfants, ont été exposés à des niveaux d’ozone dépassant les seuils recommandés. Entre le 21 et le 28 juin, certaines régions d’Europe ont enregistré des concentrations d’ozone dépassant 190 µg/m³.



