Pollens et allergies : risque encore élevé dans une grande partie du pays
Le risque allergique lié aux pollens atteint des niveaux très élevés dans onze régions de France, s’étendant de la Bretagne à l’Île-de-France, en passant par le Grand Est et la Nouvelle-Aquitaine. Seules la Corse et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur affichent un danger modéré, tandis que l’Occitanie se situe à un niveau élevé. Cette situation crée une disparité sur le territoire, où la majorité des habitants doit composer avec une pression pollinique maximale.
Les urticacées dominent le paysage pollinique, avec un indice maximal de 5 sur presque tout le pays, suivies par les graminées et le chêne, qui maintiennent également des niveaux élevés. L’armoise commence à se manifester fortement dans le Centre, les Hauts-de-France et l’Île-de-France. En revanche, le sud-est méditerranéen est moins touché par cette vague générale, bien que le cyprès et l’olivier y soient présents à des doses modérées.
L’absence de pluie limite le lessivage de l’atmosphère, permettant aux pollens de rester en suspension, surtout avec l’augmentation du vent. Le flux de nord-est favorise leur dispersion sur la moitié nord, tandis que le mistral accentue le transport des particules dans la vallée du Rhône et près de la Méditerranée. Cependant, cette sécheresse a des conséquences sur certaines plantes, entraînant une production réduite de pollen dans les prairies très sèches.
L’absence de précipitations, combinée à des températures élevées, favorise une libération massive et durable des grains de pollen dans l’atmosphère. Les recommandations incluent la limitation des activités sportives en plein air durant les heures les plus chaudes et venteuses, ainsi que le maintien des vitres fermées dans les véhicules, en particulier dans la vallée du Rhône.
Source : La Chaîne Météo
