France: la polémique sur les Canadairs rattrape Gabriel Attal en pleine campagne présidentielle

La polémique sur les Canadairs rattrape Gabriel Attal en pleine campagne présidentielle

Alors que la forêt de Fontainebleau, près de Paris, est en proie aux flammes, une question brûle les lèvres des responsables politiques : pourquoi la France manque-t-elle de Canadairs ? Ces avions bombardiers d’eau, spécialement conçus pour lutter contre les incendies, sont au cœur d’une bataille politique.

Un décret pris par Gabriel Attal, alors Premier ministre, est particulièrement pointé du doigt. En 2023, son gouvernement avait commandé deux Canadairs pour faire face aux incendies, mais en avait également annulé deux autres.

Jean-Luc Mélenchon, leader insoumis, a été l’un des premiers à soulever la polémique, accusant Attal d’avoir annulé la commande pour des raisons de coupes budgétaires. Il a déclaré : « Comme il ne savait pas où économiser, il a dit : ‘Les Canadairs, tout le monde s’en fout’. En tout cas, lui, il s’en fout, il a coupé. »

Cette question a suscité des réactions dans l’hémicycle, notamment de la part du député Julien Limongi du Rassemblement national, qui a affirmé : « Notre forêt brûle, et les macronistes désarment nos sapeurs-pompiers ! »

En réponse aux critiques, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé son agacement : « Je ne peux accepter cette polémique qui est complètement stérile. »

Cette polémique profite aux candidats à l’élection présidentielle de 2027. La France, dépendante d’une entreprise canadienne pour la livraison de ces avions, voit Édouard Philippe saisir l’opportunité sur X en promettant : « Le prochain Canadair sera souverain, je m’y engage ! »

Lors d’un déplacement dans la forêt de Fontainebleau, Emmanuel Macron a défendu le bilan de son gouvernement, affirmant avoir « relancé la production de Canadair » depuis 2017. Il a rappelé qu’à son arrivée à l’Élysée, « on ne produisait plus de Canadair ».

Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre de la Transition écologique, a également pris la défense de Gabriel Attal, expliquant que l’annulation de deux appareils était due à des contraintes de livraison par les constructeurs.

La France attend désormais la livraison par De Havilland Aircraft of Canada de deux appareils commandés en août 2024 et de deux autres en juin 2026, les premiers n’étant pas attendus avant 2028.

Source : RFI

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