Un « caprice » à 50 millions d’euros : Ségolène Royal et Joey Starr s’indignent contre le projet de pavillon en verre à l’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale pourrait prochainement accueillir un nouveau pavillon d’entrée, un projet controversé dont le coût est estimé à environ 50 millions d’euros. Cette initiative, approuvée par le Conseil de Paris mi-juillet, suscite de vives critiques, notamment de la part de figures politiques telles que Ségolène Royal, Joey Starr et Nicolas Dupont-Aignan, qui dénoncent un projet jugé inesthétique et excessivement coûteux.
Depuis la diffusion d’une vidéo par l’association « Sites et Monuments » le 3 août, le projet, initié par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, est au cœur des débats. Il prévoit de remplacer un bâtiment du XIXe siècle, situé à proximité de la colonnade du Palais Bourbon, par une structure en verre pour accueillir un nombre croissant de visiteurs.
Une « débauche d’argent public »
Les critiques se multiplient, y compris des voix de gauche qui s’associent aux réticences du Rassemblement national. Ségolène Royal a qualifié ce projet de « débauche d’argent public », se demandant combien d’autres besoins, comme des climatiseurs pour écoles et hôpitaux, pourraient être financés avec cette somme. Rachida Dati, ancienne ministre, a également exprimé son indignation, qualifiant le projet de « destruction patrimoniale ».
Le projet ne se limite pas à la construction d’un pavillon. Il inclut également le creusement de 4 000 m² d’espace souterrain, avec l’objectif d’améliorer les conditions d’accueil, jugées actuellement « déplorables » par la présidente de l’Assemblée.
Une pétition en ligne
Mi-juillet, le Conseil de Paris a voté une révision visant à rendre le projet légalement viable, bien que la décision ne relance pas immédiatement les travaux. Le maire de Paris a assuré que le nouveau bâtiment respecterait les caractéristiques architecturales et patrimoniales du site. Toutefois, le projet nécessite encore l’approbation de l’Architecte des Bâtiments de France et de la Commission locale du site patrimonial remarquable, suivie d’une enquête publique.
Une pétition lancée en juin 2025 par « Sites et Monuments » contre ce projet a déjà recueilli près de 70 000 signatures, témoignant de l’opposition croissante à ce qui est perçu comme une menace pour le patrimoine parisien.
Source : La Dépêche



