Plus d’une centaine de plaintes contre Epil House, chaîne d’épilation au laser

Epil House visé par 126 plaintes pour brûlures et pratiques commerciales trompeuses

Epil House, un réseau national d’épilation au laser, fait face à une vague de 126 plaintes déposées à Paris par des clientes, qui dénoncent des brûlures, des escroqueries et des pratiques commerciales trompeuses. Me Rebecca Lahoud-Heilbronner, représentant les plaignantes, a souligné la gravité des bless, certaines ayant engendré des séquelles à long terme, notamment dans des zones intimes.

Les clientes signalent également des interruptions de services suite à la fermeture soudaine de plusieurs centres, malgré des forfaits réglés à l’avance. Ce problème a été mis en lumière par Le Parisien.

Isabelle, l’une des plaignantes, a encore des cicatrices visibles sur les avant-bras, malgré des tentatives de camouflage par des tatouages. Elle décrit des conditions d’hygiène déplorables lors de ses séances, affirmant qu’il n’y avait ni désinfection ni protection adéquate.

Des témoignages révèlent que le personnel des centres aurait utilisé des lasers sans qualifications appropriées. Jean-Baptiste Boisseau, porte-parole du collectif d’Aide aux victimes d’influenceurs (AVI), a dénoncé le caractère systémique de ces pratiques, précisant que des techniciennes manquaient de compétences.

Les plaignantes, dont 32 font état de brûlures, sont soutenues par AVI, qui a alerté les autorités sur de telles pratiques. L’influenceur Aqababe, qui a promu Epil House, est cité comme ayant attiré des clients avec des promesses de services efficaces.

Me Lahoud-Heilbronner a également souligné la nécessité d’interroger le rôle des influenceurs dans cette affaire. Certaines influenceuses, conscientes des accusations, ont exprimé des regrets concernant leur association avec la marque.

Les centres d’Epil House fréquentés par Isabelle ont progressivement cessé leurs activités. Les dernières traces d’activité du réseau sur les réseaux sociaux remontent à l’été 2025. Les plaignantes cherchent désormais à identifier les responsables de ces pratiques, espérant obtenir des réponses sur les comptes à rendre.

Source : 20 Minutes

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *