Usine d’équarrissage de Plouvara : la préfecture met la Secanim en demeure
La préfecture des Côtes-d’Armor a pris un arrêté le 21 août 2026, mettant en demeure l’entreprise Secanim suite à des manquements constatés lors de contrôles. Le 10 juillet dernier, les services de l’État avaient relevé que des cadavres d’animaux étaient stockés à l’air libre ou dans des bennes non étanches, ainsi que des portes maintenues ouvertes pour asr la sécurité du personnel. De plus, l’absence d’une tôle sur le hall de réception des matières premières a été signalée.
Constatations de contrôle
Un nouveau contrôle effectué le 21 août a révélé des problèmes supplémentaires, notamment la présence de jus souillés autour du hall de réception et le stockage d’eaux résiduaires en attente de traitement. Ces manquements ne sont pas isolés, des faits similaires avaient déjà été observés lors des épisodes de fortes chaleurs en 2003, 2017 et 2022, ce qui a conduit la DDPP à alerter l’exploitant sur les conséquences des conditions climatiques sur l’activité de l’établissement.
Obligations imposées à la Secanim
D’ici le 3 septembre 2026, la Secanim devra évacuer les cadavres d’animaux et matières odorantes vers des installations appropriées, maintenir les portes des halls de réception et de cuisson closes, et réparer celles qui sont endommagées. L’entreprise devra également effectuer un nettoyage complet du hall de réception et des zones extérieures. Pour réduire les nuisances olfactives, elle devra garantir que les matières ne stagnent pas plus de 24 heures sur le site avant traitement. Une étude de dispersion des odeurs devra être réalisée dans les six mois, accompagnée d’un plan d’action pour gérer l’activité en période de crise.
Conclusion
Ces mes visent à améliorer les conditions de stockage et de traitement des matières animales, tout en préservant la santé publique et l’environnement des communes environnantes.
Source : Le Télégramme



