Ces victimes méritent qu’on leur dise qu’on les croit
Le classement sans suite de plaintes pour violences sexuelles sur mineurs suscite une vive préoccupation en France. Des milliers de témoignages ont été recueillis sur la plateforme « Classés sans suite », lancée après la mort tragique de Lyhanna, une collégienne de 11 ans, dont le principal suspect n’avait jamais été interpellé malgré plusieurs plaintes pour abus sexuels.
Contexte factuel
L’affaire de Lyhanna a révélé une réalité alarmante : plus de 60 % des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs sont classées sans suite. Selon un rapport de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), 64 % des auteurs ne sont pas poursuivables par la justice. En effet, seulement 3 % des auteurs de violences sexuelles sont condamnés, un chiffre qui chute à 1 % pour les cas d’inceste.
Données ou statistiques
Un rapport publié récemment souligne que 76 % des affaires de violences sexuelles sur mineurs traitées entre 2016 et 2022 ont été classées, souvent au motif que l’infraction était insuffisamment caractérisée. Ce constat est renforcé par des témoignages de victimes qui évoquent un sentiment de déni de justice, avec des plaintes classées sans qu’elles en soient informées, créant ainsi une violence institutionnelle.
Conséquence directe
Le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un décret visant à motiver les classements sans suite pour les crimes sexuels sur mineurs, une me jugée urgente par de nombreux acteurs de la société civile. Informer systématiquement les victimes des suites données à leur plainte est désormais une priorité, afin de restaurer la confiance dans le système judiciaire.
Ces développements soulignent l’importance de donner une voix aux victimes et de garantir une justice transparente et équitable.
Source : Franceinfo