Pourquoi le plafonnement des prestations médicales, qui devait traquer les abus, divise les médecins ?
Le nouveau tarif médical, Tardoc, a été mis en place le 1er janvier après de longues négociations. Cependant, l’introduction d’un plafonnement de l’activité des médecins, prévue pour l’année prochaine, relance un débat houleux sur le volume de prestations médicales facturables à l’assurance obligatoire.
Imposé par le parlement pour combattre les facturations médicales jugées excessives, ce plafonnement suscite une vive opposition parmi les médecins. Le mécanisme proposé fixe le volume facturable à 1577 points de prestation médicale en moyenne par jour de travail sur un mois. Ce chiffre correspond, de manière simplifiée, à douze heures de travail rémunérées à un tarif de 2,19 points par minute. Certaines prestations, telles que les urgences, les expertises et rapports médicaux, ainsi que les forfaits ambulatoires, ne seront pas soumises à ce plafonnement.
Cette me, bien qu’ayant pour but de réguler les abus, soulève des inquiétudes sur la qualité des soins et la viabilité économique de certaines spécialités médicales. Les médecins craignent que cette restriction ne nuise à leur capacité à fournir des soins adéquats et à maintenir une pratique durable.
Source : Le Temps


