Pisa : les résultats décevants des élèves français soulèvent des questions sur l’éducation nationale.

Éducation. Classement Pisa : après d'aussi mauvais résultats, comment relever le niveau des élèves français ?

Classement Pisa : après d’aussi mauvais résultats, comment relever le niveau des élèves français ?

Les résultats des élèves français au test international Pisa 2025, révélés récemment, suscitent une vive inquiétude. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a affirmé qu’il est possible de retrouver une position de tête dans le classement d’ici 2033, à condition de mettre en œuvre les réformes nécessaires. Il a souligné que la responsabilité de ces résultats décevants est en partie liée à l’usage des écrans, notant une corrélation entre les réseaux sociaux et le niveau scolaire. En réponse, le ministère a élargi l’interdiction des téléphones portables au lycée pour cette rentrée.

Parallèlement, une loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans a été censurée par le Conseil constitutionnel. Emmanuel Macron a demandé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de proposer un texte européen sur cette question. Le ministre de l’Éducation souhaite également promouvoir des alternatives aux écrans, notamment en relançant le dispositif « Deux heures de sport en plus » au collège et en incitant les établissements à développer des activités artistiques.

Le collège, grand chantier

Une réforme du collège est perçue comme essentielle pour améliorer les performances des élèves. Eric Charbonnier, expert en éducation à l’OCDE, a déclaré que le collège a été un « angle mort des réformes ». Le ministre Geffray a lancé l’initiative « Collèges en progrès », qui soutient 800 établissements en difficulté, en leur permettant d’adapter leurs actions pédagogiques. Il souhaite également augmenter de 50 % les heures d’autonomie accordées aux collèges d’ici cinq ans.

Des propositions variées émergent également du débat politique. Édouard Philippe (Horizons) plaide pour la liberté des établissements d’adapter leurs enseignements, tandis que Bruno Retailleau (LR) appelle à la suppression du collège unique au profit de parcours adaptés. Gabriel Attal (Renaissance) propose de généraliser les groupes de niveau en français et en mathématiques et de fermer les 100 collèges les plus en difficulté.

La taille des classes fait débat

Un consensus se dessine autour de la nécessité d’améliorer la formation des enseignants. La réforme de la formation initiale, notamment avec la nouvelle licence Professorat des écoles, est en cours, mais des recommandations vont au-delà. Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) propose de recentrer la formation sur l’observation en classe et sur des approches pédagogiques basées sur la recherche. Le Conseil d’analyse économique (CAE) suggère de garantir 80 heures de formation continue par an aux enseignants.

La question de la taille des classes demeure controversée. Le HCSP et le CAE préconisent un maximum de 19 élèves en primaire. Cependant, Édouard Geffray reste prudent, soulignant que la taille des classes n’est pas le seul facteur déterminant de la performance scolaire.

Source : DNA

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