Piratage de Zéro Logement Vacant : 148,9 millions de lignes de données revendiquées
Fin juin, le groupe de hackers ZeroBytes a revendiqué le piratage de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), une intrusion qui n’a été révélée que le 12 août par l’administration. Environ 678 000 comptes, tant de particuliers que de professionnels, ont été exposés, grâce à des identifiants volés à un agent de la DGFiP et à un tiers autorisé. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour extraction frauduleuse de données et association de malfaiteurs, confiée à l’Office anticybercriminalité. La directrice générale des finances publiques a assuré que les informations dérobées ne permettaient pas d’accéder au compte sécurisé sur le site impots.gouv.fr, et que les usagers concernés seraient informés individuellement.
Les membres de ZeroBytes ont également averti la chaîne BFMTV que « les impôts, ce n’était que le début ». Dans la nuit du 17 au 18 août, ils ont revendiqué une nouvelle intrusion, cette fois au sein de l’Éducation nationale, avec 346 millions de lignes de données comprenant notes, absences et dossiers disciplinaires d’environ 1,22 million d’élèves. Le ministère de l’Éducation nationale n’a pas confirmé cette fuite.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réagi le 20 août à cette série d’attaques en demandant à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) de former une unité de crise en trois jours, tout en reconnaissant que peu de ministères étaient alors « au niveau requis ». Il a déclaré : « Il y a urgence à concevoir et conduire sans délai une réponse opérationnelle plus réactive et plus forte ». Le piratage de Zéro Logement Vacant est survenu une semaine après cet appel à l’action.
Source : Clubic

