Piratage du fisc : « Vérifiez bien qui écrit et ne cliquez sur aucun lien », conseille un spécialiste
Si votre nom figure dans la liste des contribuables dont les données fiscales ont été piratées, un e-mail de notification de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) vous sera envoyé. Les 678 000 particuliers et professionnels concernés doivent être prévenus au fur et à me à partir du lundi 17 août.
La moitié des personnes touchées sont des particuliers, tandis que l’autre moitié concerne des entreprises. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a tenu à rasr les contribuables : « Ce n’est pas une intrusion dans votre espace personnel, là où vous vous connectez sur impots.gouv.fr. Ce n’est évidemment pas une intrusion dans les comptes bancaires. En revanche, c’est le nom, l’adresse, le revenu fiscal de référence, le taux de prélèvement à la source. »
La DGFiP a admis que le hacker avait réussi à passer sous les radars, révélant ainsi une faille de sécurité importante. Selon le ministre, la cybercriminalité est en constante augmentation et les systèmes d’information n’ont pas reçu l’attention qu’ils méritaient. « On doit continuer à élever notre niveau de protection », a-t-il ajouté.
« Utilisez une adresse mail uniquement pour les impôts »
Profitant de cette situation, des escrocs pourraient tenter de se faire passer pour le fisc, avertit Damien Bancal, rédacteur en chef du site spécialisé Zataz.com. Il recommande de vérifier l’expéditeur des e-mails et de ne cliquer sur aucun lien. « Si vous recevez un lien vous demandant de vous connecter, il est préférable de taper l’adresse officielle www.impots.gouv.fr dans votre navigateur », conseille-t-il.
Si vous recevez un véritable e-mail des impôts, il est conseillé de changer l’adresse e-mail utilisée pour les communications fiscales. Il est préférable d’utiliser une adresse unique, dédiée uniquement aux interactions avec le fisc, afin de réduire les risques de fraude.
Ces recommandations visent à protéger les contribuables face à un environnement numérique de plus en plus risqué, où la cybercriminalité utilise des outils de plus en plus sophistiqués.
Source : Franceinfo



