Piratage de données du fisc : le ministre David Amiel présente des excuses aux usagers
Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a présenté des excuses ce mardi pour le piratage du fisc, qui a entraîné le vol des données personnelles de près de 700.000 particuliers et entreprises. Lors d’une conférence de presse à Bercy, il a qualifié ces événements de « faits graves », soulignant que le piratage de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) survenu fin juin avait été revendiqué par des hackers le 12 août.
David Amiel a affirmé que la banalisation des fuites de données sensibles serait le « pire ennemi » et a exprimé sa compréhension de la colère des usagers concernés, qui ont été prévenus individuellement depuis lundi. « Ce qui est arrivé est insupportable pour les Français, nous comprenons leur colère et la partageons », a-t-il déclaré, insistant sur les principes de « transparence, considération et fermeté » qui guident le gouvernement.
Le ministre a également précisé que l’objectif principal était de traquer les délinquants responsables de cette attaque, tout en appelant à ne pas glorifier ceux qui volent les Français. Stéphane Bajard, directeur général adjoint de l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), a indiqué que les attaquants exploitent des comptes utilisateurs compromis et appartiennent à une communauté cybercriminelle francophone.
Amiel a reconnu que les systèmes d’information du fisc présentaient des faiblesses et a annoncé la nécessité d’investir des moyens humains et financiers pour améliorer la sécurité. Parmi les mes proposées figurent l’accélération de la double authentification des agents et le renforcement de la formation en cybersécurité.
Une « troisième fuite » confirmée
Amélie Verdier, directrice générale de la DGFiP, a également confirmé une « troisième fuite » concernant des données liées aux successions, qui a été rapidement arrêtée. Elle a précisé que cette brèche était de moindre ampleur et que les informations exposées étaient moins sensibles, se rapprochant des données disponibles dans des annonces légales publiques.
Elle a affirmé qu’aucune connaissance du vol de données n’avait été établie avant le 12 août. Par ailleurs, la DGFiP a confirmé deux intrusions survenues fin juin et fin juillet, impliquant le vol de données concernant au moins 678.000 particuliers et professionnels, ainsi que 200.000 comptes cadastraux.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « extraction frauduleuse de données » et « association de malfaiteurs ». David Amiel a également demandé que les usagers inquiets pour leurs données soient accueillis avec respect par les services des impôts, après qu’un incident impliquant un agent du fisc a suscité une polémique.
Source : LCP



