Pierre Cabon, rescapé du Bataclan, participe à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc en fauteuil roulant
Pierre Cabon, 36 ans, a perdu l’usage de ses jambes lors de l’attentat du Bataclan le 13 novembre 2015. Près de onze ans plus tard, il se présente au départ de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), devenant ainsi le premier participant en fauteuil roulant à prendre part à cette épreuve mythique. Il s’apprête à parcourir 37 kilomètres avec un dénivelé de 2 400 mètres.
Dans son quotidien, Pierre a adapté son environnement pour sa mobilité réduite. Sur son fauteuil roulant, il a préparé un sac contenant les essentiels pour la course, incluant des mitaines de voile conçues pour faciliter la prise des roues.
Adaptation pour la course
Pierre sera tracté par huit coureurs, mais il devra également fournir un effort physique considérable. Son fauteuil, équipé de deux grandes roues à l’arrière et d’une petite à l’avant, pèse 17 kilos. Sa conception permet à ses coéquipiers de l’aider à surmonter les obstacles durant la course.
Ce défi sportif n’est pas le premier pour Pierre, qui a déjà gravi le Kilimandjaro et participé au Marathon des Sables au Maroc.
Un parcours bouleversé par l’attentat
Le 13 novembre 2015, Pierre a été touché par une balle lors du concert des Eagles of Death Metal. Cette balle s’est logée dans sa moelle épinière, le rendant paraplégique. Il se rappelle avoir perdu connaissance au moment de l’impact, ce qui lui a permis de ne pas être traumatisé par les événements qui ont suivi.
Deux jours plus tard, il se réveillait à l’hôpital, conscient de l’ampleur de sa situation. Malgré ces défis, il a réussi à reconstruire sa vie, soutenu par sa femme Myriam, avec qui il a fondé une entreprise spécialisée dans les voyages en fauteuil roulant.
Une vie pleine d’espoir
Myriam souligne que leur relation a évolué au fil des ans, marquée par des défis mais aussi par des réussites. Ensemble, ils ont décidé de vivre pleinement, en ne se laissant pas définir par l’événement tragique qu’ils ont vécu.
Pierre souhaite désormais utiliser son expérience pour rendre les événements sportifs plus accessibles aux personnes en situation de handicap, poursuivant ainsi son engagement envers une vie active et épanouissante.
Source : Franceinfo



