Philippe Lacheau, l’obstiné qui rêvait de faire rire le cinéma
Avant d’enchaîner les cartons au box-office, Philippe Lacheau a collectionné les refus, les galères et les projets avortés. Son succès est celui d’une détermination sans faille, nourrie depuis l’enfance par un seul objectif : faire rire les spectateurs.
Publié le 08/08/2026 à 10:00
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C’est le film qui a cartonné cette année : Marsupilami. Sorti le 4 février, il y a six mois, le septième film de Philippe Lacheau a déjà attiré plus de 6 millions de spectateurs. Record battu pour le réalisateur et humoriste, dont toutes les comédies ont été d’énormes succès. Pourtant, c’était loin d’être gagné.
Le 16 janvier 2014 est le jour où la vie de Philippe Lacheau bascule. Il se trouve au festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez et s’assoit dans la salle où Babysitting s’apprête à être projeté. C’est son premier film et c’est bondé. Il n’en mène pas large, il s’enfonce dans son siège et attend. « Le film se lance, il y a un premier rire, je commence à me redresser un peu », raconte-t-il dans « Coloscopie », le podcast de Laurent Baffie. Puis, deux ou trois fois, pendant le film, ça applaudit. On n’entend même plus les dialogues.
Trois jours plus tard, Babysitting remporte le prix spécial du jury et le prix du public, avec plus de 2,3 millions d’entrées. « C’est comme si toute ma vie j’avais été dans les tribunes et que je me retrouvais sur le terrain », déclare Philippe Lacheau. Depuis tout petit, il rêve de réaliser un film drôle. « J’ai un souvenir très précis de voir mes parents rire devant les films de Francis Veber », se remémore-t-il.
Pourtant, comment faire du cinéma sans contacts ? Philippe Lacheau, déterminé, élabore un plan : il commence par la télévision. À 14 ans, avec la caméra que ses parents lui offrent, il tourne des sketches chez lui en banlieue parisienne. Il envoie des cassettes à toutes les chaînes de télévision et se rend dans le public d’émissions phares, laissant même des cassettes au chauffeur de salle.
Son opiniâtreté finit par porter ses fruits. Au début des années 2000, il est réveillé par sa mère qui lui annonce : « Philippe, c’est M6 au téléphone ». À 20 ans, Mickaël Youn, présentateur du Morning Live sur M6, lui annonce que son sketch va être diffusé. Dans la foulée, il devient animateur sur FUN TV.
Quelques années plus tard, il débarque au Grand Journal sur Canal Plus. Dans les coulisses, Philippe Lacheau et ses amis, devenus La Bande à Fifi, croisent des producteurs de cinéma. Ils écrivent plusieurs scénarios, mais les projets tombent à l’eau. « On est obligé de faire des petites piges à droite, à gauche, il n’y a rien qui marche », raconte-t-il.
Cependant, Philippe Lacheau n’a pas dit son dernier mot. Un jour, dans son bain, il a une nouvelle idée. Après de nombreuses péripéties, Babysitting voit le jour. On connaît la suite : six autres films et des cartons au box-office. Il rappelle souvent qu’il aurait pu laisser tomber, mais l’envie de faire rire dans une salle obscure était plus forte.
Source : Franceinfo


