Philippe Brun, candidat à la primaire du PS, propose une « révolution productive »
Le député Philippe Brun, en lice pour la primaire du camp social-démocrate, a dévoilé ce mercredi son programme économique intitulé « Produire ». Selon l’élu de l’Eure, « la production est à la base de tout ». Il a également plaidé pour un changement de cap sur la question des retraites, prônant un « système mixte avec beaucoup de capitalisation ».
Brun a annoncé sa candidature en juin, alors que la primaire du PS est prévue pour octobre. Lors d’une conférence de presse à Paris, il a affirmé qu’une « révolution productive » était nécessaire pour « redonner du pouvoir d’achat » aux Français, avec un objectif de recréer cinq usines par département durant son mandat.
Le vice-président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale a mis l’accent sur l’électricité, qu’il considère comme une priorité. Il a déclaré vouloir transformer EDF en « l’Aramco français », en proposant un retour au monopole public d’EDF pour garantir une électricité décarbonée et abordable pour les entreprises.
Brun a également suggéré la création d’une « compagnie nationale des mines de France » pour renforcer l’exploitation minière. Pour soutenir l’évolution numérique, il a proposé un investissement de 1,5 % du PIB dans l’intelligence artificielle, avec la création d’un laboratoire de 1.700 chercheurs.
Parmi ses mes, il a introduit le concept de « salaire Brun », visant à réduire la part de la CSG sur les salaires inférieurs à 4.000 euros par mois. En matière de financement, il souhaite rétablir l’impôt sur la fortune et solliciter une contribution des 1.000 milliards liés aux successions à venir.
Concernant les retraites, Brun a souligné l’impossibilité de maintenir un système exclusivement par répartition, en raison du déséquilibre entre le nombre d’actifs et de retraités. Il a proposé une capitalisation publique et un fonds géré par des syndicats, avec une mise en réserve de 15 milliards d’euros par an pour financer des investissements dans la transition écologique et l’intelligence artificielle.
Source : LCP



