Philippe appelle la droite et le centre à se rassembler avant qu’il ne soit « trop tard »
Edouard Philippe a déclaré samedi sur BFMTV que les candidats de la droite et du centre, qui ont « vocation à se rassembler », devraient le faire « quelque part entre novembre et février », tout en avertissant qu’il ne faudrait pas manquer cette opportunité. Alors que plusieurs ambitions émergent à droite et au centre, avec notamment les candidatures de Bruno Retailleau (LR) et Gabriel Attal (Renaissance), l’ancien Premier ministre a prédit que le départage se produira durant cette période.
« Si c’est après, ce sera trop tard. Déjà, février, c’est tard », a-t-il souligné, alors que Gabriel Attal a suggéré d’attendre au moins le « début d’année 2027 ». Pour Philippe, qui est actuellement en campagne à Mayotte et La Réunion, ce rassemblement est crucial pour contrer les candidatures de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, déjà bien établies. Il a insisté sur le fait que les membres traditionnels de la droite et du centre doivent collaborer pour convaincre les Français : « Aucun d’entre nous ne réussira s’il pense que la réussite tient à la guerre ou au combat contre les autres ou à un calcul solitaire », a-t-il averti.
Concernant le timing, Philippe a noté que le mode de départage fait débat. Tandis que Attal met l’accent sur l’importance des sondages, Philippe privilégie « la dynamique, les propos, la tenue, la campagne ». Il a précisé : « Les Français vont voir les personnalités, ils vont voir la façon de parler, le style, ce qu’on veut faire, avec qui on propose de le faire. Et progressivement, ils vont trancher. »
Quant au calendrier, Philippe a déclaré : « Avant l’heure, ce n’est pas l’heure. Après l’heure, ce n’est plus l’heure. Et c’est quand après l’heure ? Je ne sais pas, mais je sais qu’une fois que l’heure sera passée, ce sera trop tard. » Il reste néanmoins optimiste, affirmant que « tous les responsables politiques à l’intérieur de cet espace sont responsables ». En réponse à une éventuelle candidature de Sébastien Lecornu, proche de Philippe, il a exprimé des doutes quant à son intérêt pour la présidentielle.
Source : DNA



