Soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe, le pétrolier immobilisé à Marseille autorisé à repartir après paiement d’une amende
Le pétrolier « Deliver », un navire de 275 mètres de long battant pavillon camerounais, a été autorisé à quitter les eaux territoriales françaises après le paiement d’une amende par son armateur pour « défaut de pavillon », ont annoncé jeudi les autorités françaises. Ce navire avait été arraisonné le 23 juin au large de la Sicile par la marine française dans le cadre d’une opération de contrôle de pavillon, conformément aux conventions internationales.
En provenance du port pétrolier russe de Primorsk, près de la frontière finlandaise, le « Deliver » naviguait en direction de Singapour via le canal de Suez. Il figurait sur une liste de « navires radiés du pavillon camerounais », établie le 29 mai par le ministère des Transports du Cameroun. Après son arraisonnement, le navire a été escorté vers le port de Fos-sur-Mer, près de Marseille, où une enquête pour défaut de pavillon a été ouverte.
Mercredi, la société propriétaire du navire a été condamnée par le tribunal judiciaire de Marseille, dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité, à une peine pécuniaire pour avoir omis de justifier de la nationalité du navire. Le montant de l’amende n’a pas été précisé, mais il est en ligne avec d’autres cas similaires traités par la juridiction marseillaise.
Une fois l’amende réglée, l’immobilisation du navire a été levée, permettant au « Deliver » de quitter les eaux territoriales françaises. Ce pétrolier, qui figure depuis février 2025 sur la liste des navires sous sanctions de l’Union européenne, est le cinquième navire soupçonné de faire partie de cette flotte fantôme arraisonné depuis septembre 2025 par la France.
Source : Franceinfo.
