Patrick Molis, président-directeur général de la Compagnie nationale de navigation, a renforcé sa position au sein de Rubis en augmentant sa participation à 9,37 % du capital, franchissant ainsi les seuils statutaires de 6 %, 7 %, 8 % et 9 % des actions ordinaires et des droits de vote de Rubis. (rubis2024.rubis.fr)
Cette montée en puissance s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre actionnaires avant l’Assemblée Générale prévue le 11 juin 2024. M. Molis, soutenu par Vincent Bolloré via sa holding Plantations des Terres Rouges, a proposé une recomposition significative du Conseil de Surveillance de Rubis. Il a sollicité la révocation de trois membres et la nomination de quatre nouveaux membres, dont lui-même, visant à occuper la moitié des sièges du conseil. (rubis.fr)
Cette initiative a été perçue comme une tentative de prise de contrôle de la société, provoquant des débats sur la gouvernance de Rubis. La direction actuelle a mobilisé les petits porteurs, représentant environ 30 % du capital, pour contrer cette offensive. Lors de l’Assemblée Générale de juin 2024, la proposition de M. Molis a été rejetée, la majorité des actionnaires ayant soutenu la direction en place. (bloomberg.com)
Cette situation souligne les défis auxquels Rubis est confronté en matière de gouvernance, avec des actionnaires influents cherchant à redéfinir les structures décisionnelles de l’entreprise.
