Enfin des perspectives positives pour la restauration de la population de Lynx
Mardi 24 mars, à Dijon, s’est tenue la réunion du comité de pilotage (COPIL) du Plan national d’actions en faveur du Lynx boréal (PNA). À cette occasion, le préfet coordonnateur du PNA a annoncé une expérimentation de lâchers de Lynx prévue pour 2027, offrant ainsi un nouvel espoir pour l’avenir de cette espèce menacée.
Tous les acteurs concernés par la conservation du Lynx, classé en danger d’extinction en France, étaient présents pour faire un point sur les actions mises en place pour réduire les menaces pesant sur cette espèce. L’année 2026 marquera la fin des cinq années de travail du premier Plan national d’actions, permettant d’évaluer les résultats et de définir les actions futures.
Des actions qui commencent à porter leurs fruits
La réunion du COPIL a permis d’établir un bilan positif des divers volets du plan d’action. La résorption des points noirs de collisions sur les infrastructures routières progresse, avec l’expérimentation d’un panneau de signalisation pour prévenir les automobilistes de la présence de Lynx. Des travaux de réaménagement des routes les plus dangereuses seront prochainement engagés. Par ailleurs, le Parc naturel régional des Vosges du Nord a présenté des résultats encourageants concernant la coexistence entre le Lynx et les activités humaines, notamment l’élevage. Les chasseurs ont également développé des outils pour améliorer l’acceptabilité de l’espèce.
Des lâchers en 2027
L’annonce phare de cette rencontre a été la décision d’expérimenter des lâchers de Lynx d’ici 2027, dans un territoire qui reste à déterminer, tout comme l’origine et le nombre de Lynx à relâcher. Les associations se réjouissent de cette initiative, jugée essentielle pour sortir ce grand félin d’une situation critique sur les plans numérique et génétique. Cette décision est conforme aux recommandations du Muséum national d’histoire naturelle, qui préconisait que des renforcements soient décidés d’ici 2026.
Les associations rappellent que, bien que le Lynx puisse occasionnellement causer des dégâts sur les troupeaux, il représente également un atout pour les écosystèmes et le développement du tourisme de nature, créateur d’emplois dans les territoires.
Ces avancées témoignent d’une volonté gouvernementale de redonner de l’espoir pour la conservation du Lynx et d’encourager la coexistence entre l’homme et le vivant sauvage. Les associations soulignent l’importance d’une démarche collaborative, fondée sur des éléments scientifiques et une consultation locale, pour déterminer les territoires aptes à accueillir ces renforcements de la population.
Source : Communiqué commun France Nature Environnement, Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères, Réserves Naturelles de France, Observatoire des carnivores alpins et Rewilding France.
