Pénurie de carburant à Moscou : une nouvelle inquiétude après l’attaque de drones ukrainiens
Les habitants de Moscou s’inquiètent d’une éventuelle nouvelle pénurie de carburant suite à une récente attaque de drones ukrainiens sur la raffinerie de Iaroslavl, un site crucial pour l’approvisionnement de la région. Le gouvernement russe affirme que la situation s’améliore, mais maintient l’interdiction d’exporter de l’essence pour protéger le marché intérieur.
Des Moscovites se posent la question : « Paniquer ou s’adapter ? » Cette inquiétude survient après des difficultés d’approvisionnement survenues en juin, également causées par des frappes ukrainiennes sur des raffineries. Kiev a intensifié ces attaques, ciblant des infrastructures pétrolières russes pour réduire les ressources financières de Moscou, alimentant l’offensive militaire contre l’Ukraine.
Jeudi dernier, environ une centaine de drones ukrainiens ont été abattus dans la région de Iaroslavl, touchant une raffinerie qui approvisionnait le centre de la Russie, y compris Moscou. Dmitri, un entrepreneur de soixante ans, a exprimé son inquiétude : « Et si la raffinerie de Iaroslavl ferme définitivement, alors qu’elle nous livrait l’essentiel du carburant ? »
Le vice-Premier ministre russe chargé de l’énergie, Alexandre Novak, a indiqué que la situation se stabilisait progressivement, avec plusieurs raffineries ayant repris leurs activités après les frappes. Cependant, l’interdiction d’exportation d’essence et de gazole, mise en place en juillet, demeure en vigueur pour éviter tout risque de pénurie.
Le manque de carburant a conduit certaines régions à imposer des limites sur la quantité de carburant vendue par client et à interdire le remplissage de bidons pour éviter la constitution de stocks. À Moscou, cette situation a incité certains automobilistes à chercher des alternatives, tandis que d’autres, comme Noursoultan Akhmadov, envisagent de changer de métier face aux pénuries.
Source : AFP.



