Pêche : Les professionnels en colère réclament des aides et une réduction des contraintes administratives
Le mardi 15 septembre, plusieurs dizaines de pêcheurs ont bloqué des infrastructures portuaires à Fos-sur-Mer et dans divers ports de la Méditerranée. Ils dénoncent l’augmentation de leurs charges, les contraintes administratives et réglementaires ainsi que les restrictions de pêche. Les manifestants exigent des négociations et des aides, affirmant être prêts à poursuivre leur mobilisation pendant plusieurs jours.
Les pêcheurs se sont rassemblés pour exprimer leur mécontentement face à la dégradation de leurs conditions de travail. Christine Poncharreau-Amsallen, présidente du comité régional des pêches en région PACA, a déclaré : « Aujourd’hui, on espérait, au moins, se faire entendre. Mais se faire sortir par les forces de l’ordre, ce n’est pas acceptable. » À Sète, les pêcheurs, qu’ils soient à bord de chalutiers ou de petites barques, ont également bloqué le trafic portuaire.
Robert Rumeau, pêcheur d’anguilles à l’Étang de Thau, a souligné que des fermetures de zones de pêche non rémunérées leur sont imposées, rendant la situation encore plus difficile. Jérôme Reyes, capitaine d’un chalutier à Sète, a ajouté que les charges avaient augmenté de 50 %, rendant la situation insoutenable.
Pierre Palumbo, un pêcheur expérimenté, a indiqué que même lorsqu’ils travaillent, ils ne parviennent pas à gagner de l’argent, ce qui nécessite une réaction de la part des autorités. Manu Liberti, du comité régional des pêches d’Occitanie, a appelé à une réduction des contraintes administratives et à une prise en compte des problématiques liées à la crise du gazole et au réchauffement climatique.
Les ports de Méditerranée ont été partiellement bloqués, et les pêcheurs attendent des réponses à leurs revendications, se montrant déterminés à maintenir leur mouvement.
Source : Franceinfo
