Paul McCartney photographe : le calme avant la tempête

Paul McCartney : le calme avant la tempête

Le musée Granet présente jusqu’au 3 janvier 2027 l’exposition Eyes of the Storm, mettant en lumière une facette méconnue de Paul McCartney, celle de photographe. Entre 1963 et 1964, avant que la Beatlemania ne devienne incontrôlable, McCartney a capturé, de manière récréative et naïve, les coulisses du groupe, l’intimité et les visages familiers, offrant un aperçu d’une amitié sincère, faite de sourires et de légèreté.

À l’entrée de l’exposition, une photo de famille de 1969 attire l’attention : Paul McCartney, sa femme Linda et leur enfant devant un miroir, avec Linda tenant l’appareil. Cette image évoque le regard simple de McCartney, loin de l’image de la star. L’exposition se concentre sur trois mois, d’octobre 1963 à février 1964, période durant laquelle les Beatles commencent à émerger en tant que superstars. McCartney documente tout avec son Pentax, capturant des moments sans artifice, dans le feu de l’action.

Des milliers de clichés ont été pris, dont près de 250 ont été sélectionnés, re-scannés et agrandis pour cette exposition présentée en première mondiale à la National Portrait Gallery de Londres en 2023, avant de passer par Tokyo et d’arriver à Aix-en-Provence. Rosie Broadley, commissaire de l’exposition, évoque la redécouverte par McCartney de ces images longtemps oubliées : « En sortant toutes les photographies, les noms et les souvenirs sont réapparus chez Paul, comme une éclaircie. C’était un moment merveilleux. »

Le parcours de l’exposition suit la géographie de ces trois mois : Angleterre, Paris, puis l’Amérique. À Londres, les salles de concert manquent de glamour, et McCartney oriente son objectif vers le public et sa mère, dans une proximité rare. Les photos sont accompagnées d’anecdotes écrites par McCartney lui-même, reflétant une époque où il ne savait pas encore qu’il était en train de devenir une icône.

Paul McCartney ne se considère pas comme un photographe professionnel, mais son enthousiasme et son apprentissage auprès de son frère Mike transparaissent dans ses images, souvent floues et dynamiques. On y voit George Harrison, John Lennon, et Ringo Starr dans des moments décontractés, révélant l’intimité du groupe avant qu’ils ne réalisent pleinement leur statut.

Une salle est dédiée à leur passage à l’Olympia à Paris en 1964, où ils côtoient des artistes comme Sylvie Vartan et Johnny Hallyday. Ce retour à Paris, trois ans après leur première visite en auto-stop, marque leur ascension en tant que pop stars. McCartney photographie depuis la limousine, émerveillé par la célébrité qu’ils ont acquise, tandis que des coupures de journaux retracent leur parcours, les plaçant en tête des charts américains.

Source : musée Granet

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *