C’est tragique : Patricia Petibon s’engage pour le conservatoire de Montargis
La célèbre soprano Patricia Petibon, marraine du conservatoire qui porte son nom, exprime sa profonde inquiétude face aux mes de rigueur envisagées par la nouvelle équipe municipale de Montargis. La chanteuse, qui a reçu sa formation musicale dans cet établissement de 5 à 18 ans, craint pour l’avenir de cette institution culturelle.
La municipalité, dirigée par le maire du Rassemblement national, Côme Dunis, projette de réduire considérablement les dépenses du conservatoire. Selon des sources locales, il est prévu de supprimer six postes d’enseignants et de ne pas remplacer un professeur partant à la retraite dès septembre 2026. De plus, les tarifs pour les élèves ne résidant pas dans l’agglomération pourraient augmenter de manière drastique, passant de 565 à 3 000 euros.
Patricia Petibon déclare : « C’est tragique, parce que si on ne fait rien, qu’est-ce qui va se passer dans trois ans ? » Elle souligne que ces décisions menacent non seulement le conservatoire, mais aussi l’ensemble de l’écosystème culturel de Montargis.
En réponse, Côme Dunis a rejeté ces inquiétudes, qualifiant les rumeurs d' »buzz » et de « politique politicienne ». Il affirme que les tarifs resteront ceux votés précédemment et que les suppressions de postes n’ont pas été confirmées. Toutefois, il a reconnu l’intention d’augmenter les tarifs pour les élèves extérieurs à l’agglomération à partir de septembre 2027.
La chanteuse craint une désertion des élèves et envisage même la fermeture du conservatoire. Elle insiste sur l’importance des associations culturelles pour la vitalité de la ville, déclarant : « Si vous enlevez la vie sociale et les liens culturels, progressivement, les commerces fermeront aussi. »
Dans un communiqué, la municipalité a affirmé sa volonté de préserver l’intégralité des enseignements et de maintenir la qualité des formations. Cependant, la question du financement des politiques culturelles demeure préoccupante, notamment dans le contexte actuel de restrictions budgétaires.
Patricia Petibon a initié une pétition pour s’opposer à ces mes, soulignant que la culture et l’éducation doivent être des priorités politiques. Elle conclut : « L’hostilité culturelle peut être de tous les bords politiques. Ce qui m’intéresse, c’est que la culture ne soit pas le dernier bastion ».
Source : Franceinfo.
