Enfants gravement malades : le Parlement approuve un meilleur accompagnement des parents

Enfants gravement malades : le Parlement approuve un meilleur accompagnement des parents

Le Parlement a définitivement adopté, le 2 juin, une proposition de loi visant à mieux protéger et accompagner les parents d’enfants atteints de cancer, de maladies graves ou de handicaps. Ce texte, soutenu par Vincent Thiébaut (Horizons), a été voté à l’unanimité par les députés et vise à simplifier les démarches administratives pour ces familles tout en renforçant leur sécurité financière et professionnelle.

En France, chaque année, environ 2 500 enfants sont diagnostiqués avec un cancer, des millions d’autres souffrent de maladies chroniques et près de 560 000 sont en situation de handicap. La ministre de la santé, Stéphanie Rist, a souligné que pour ces familles, « le temps s’arrête brutalement, les priorités basculent », ajoutant que celles-ci attendent « de la simplicité, de la rapidité, de la protection et de la considération ».

À la tribune, Vincent Thiébaut a partagé des témoignages poignants, notamment celui de Jeanne, mère de Justine, deux ans, qui souffre d’une grave pathologie cardiaque. Elle a décrit comment les coûts financiers l’ont contrainte à limiter ses visites à l’hôpital.

Malgré plusieurs textes adoptés depuis 2019 pour soutenir ces familles, des difficultés demeurent. Cette nouvelle loi, élaborée en collaboration avec des associations, prolonge le congé après l’annonce d’un handicap ou d’une maladie de cinq à dix jours et réduit les délais d’ouverture des droits auprès des maisons départementales des personnes handicapées. Elle diminue également le reste à charge pour certains frais de santé, comme le suivi psychologique.

De plus, cette loi permet aux parents d’interrompre le paiement de leurs mensualités de crédit immobilier s’ils doivent suspendre leur activité professionnelle. Bien que certaines mes aient été supprimées par le Sénat, le texte a été adopté dans une version unifiée pour une entrée en vigueur rapide. Il facilite aussi le déblocage anticipé de droits d’un plan d’épargne retraite et offre des solutions de logement pour les parents d’enfants hospitalisés loin de chez eux, avec une prise en charge par la Sécurité sociale.

Cette initiative vise à renforcer la protection des parents contre les licenciements dans les dix semaines suivant un retour de congé de présence parentale.

Source : La Croix

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