Le parquet de Paris fait appel de la relaxe d’un animateur périscolaire accusé de harcèlement et d’agressions sexuelles
Le parquet de Paris a annoncé, le 17 juin, avoir interjeté appel de la relaxe prononcée le jour précédent en faveur d’un animateur du périscolaire parisien, poursuivi pour harcèlement et agressions sexuelles sur mineurs. Cette affaire est la première à être jugée dans un contexte de multiplication des accusations de violences dans le périscolaire à Paris.
Depuis le début de l’année 2026, un bilan indique que 132 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles.
Le tribunal correctionnel avait jugé que le comportement de l’animateur, bien que jugé « inapproprié » et « en décalage avec le positionnement attendu », n’avait pas été prouvé comme humiliant ou dégradant. Les magistrats ont également noté que les troubles psychologiques évoqués par certains parents ne pouvaient pas être directement attribués aux actes de l’animateur.
L’avocate de cinq familles, Me Julie Chalumeau, a exprimé son incompréhension face à cette décision, estimant que de nombreux éléments démontraient que le comportement de l’animateur dépassait le cadre de l’inapproprié. Pénélope Ponchelet, mère d’une des victimes, a également fait part de son indignation, dénonçant une « lâcheté systémique » des institutions.
Lors de l’audience du 5 mai, une peine de 18 mois d’emprisonnement avec sursis avait été requise. Les comportements reprochés à l’animateur incluaient des surnoms affectueux inappropriés et des gestes déplacés, tels que des câlins prolongés et des commentaires inappropriés.
L’animateur avait été suspendu en octobre 2024 et placé sous contrôle judiciaire.
Source : La Croix
