Paris à l’heure asiatique : les nouvelles saveurs qui font vibrer la capitale
Ils sont partout ! Japonais, chinois, coréens, vietnamiens, thaïlandais, taïwanais ou hongkongais : les restaurants asiatiques occupent une place grandissante dans le paysage parisien. Manger asiatique n’est plus exotique. C’est devenu… normal.
Il y a vingt ans, pour manger asiatique à Paris, il fallait souvent choisir entre sushi, nems et poulet au caramel. Aujourd’hui, la question est devenue beaucoup plus complexe. « Tu veux quel asiatique ? » Japonais ? Coréen ? Sichuanais ? Vietnamien ? Thaïlandais ? Taïwanais ? Hongkongais ? Indonésien ? Malaisien ? Et encore, on n’a pas parlé des nouilles.
Paris est une formidable machine à voyager par l’assiette. Selon l’Atelier parisien d’urbanisme, la capitale compte 4 400 restaurants proposant des spécialités culinaires du monde entier. Parmi eux, les cuisines japonaises et chinoises sont les plus représentées, avec 765 restaurants japonais et 420 restaurants chinois. Derrière, on trouve le Vietnam, la Thaïlande et la Corée.
Le temps où « chinois » voulait tout dire
Jusqu’à récemment, le terme « restaurant chinois » pouvait désigner à peu près tout ce qui venait d’Asie, englobant des plats variés comme les nems, le riz cantonais ou le canard laqué. Bien que cette époque ne soit pas complètement révolue, elle est désormais sérieusement concurrencée. Aujourd’hui, un restaurant chinois peut se spécialiser dans des cuisines régionales comme celles du Sichuan, du Yunnan ou de Canton, apportant une diversité et une précision culinaire appréciables.
Dans le 2e arrondissement, La Taverne de Zhao, rue Saint-Augustin, illustre cette nouvelle génération d’adresses chinoises. Dans le 6e, My Noodles, boulevard du Montparnasse, met les nouilles au premier plan. Dans le 10e, le restaurant Wenzhou fait découvrir une cuisine spécifique à cette région de Chine.
Le phénomène bao
Bleu Bao, rue Saint-Lazare, a largement contribué à rendre ces brioches vapeur visibles auprès du grand public parisien. Le bao est devenu si familier qu’il peut être évoqué à table sans explication, ce qui était moins courant il y a dix ans.
Le Japon reste le poids lourd asiatique de la capitale, avec 765 restaurants recensés, ce qui en fait la deuxième cuisine étrangère la plus représentée à Paris, après l’Italie. Mais le sushi n’est qu’une petite partie de l’histoire : ramen, udon, soba, donburi, katsu et izakaya font également partie du paysage culinaire japonais à Paris. Par exemple, Sanukiya, rue d’Argenteuil, se spécialise dans les udon, tandis que Hakata Choten propose des ramen.
La Corée débarque avec ses barbecues
La cuisine coréenne a su s’installer dans Paris avec succès, offrant des plats comme le bibimbap, le barbecue et le poulet frit. Le barbecue coréen, où la cuisson se fait souvent à table, transforme le repas en un moment convivial. Des établissements comme MA-SHI-TA dans le 14e ou Gomawo dans le 18e témoignent de cette expansion au-delà des quartiers traditionnellement associés à la cuisine asiatique.
Un phénomène culturel
La popularité de la cuisine coréenne est également renforcée par une visibilité culturelle internationale, mais il serait simpliste de penser que chaque client qui commande un bibimbap est fan de K-pop. Le goût, les prix, et la convivialité jouent aussi un rôle essentiel.
La cuisine vietnamienne, quant à elle, est bien ancrée dans le paysage parisien avec des plats tels que le pho et le bánh mì, qui sont à la fois populaires et accessibles.
La cuisine thaïlandaise
La cuisine thaïlandaise a également trouvé sa place à Paris, avec des plats comme le pad thaï et les currys. Sa force réside dans les contrastes de saveurs, rendant chaque bouchée unique.
Cuisine hongkongaise
Enfin, la cuisine hongkongaise commence à se faire connaître, notamment avec Dimdan Maidan, situé rue de Turbigo. Ce restaurant offre des plats typiques dans un cadre qui évoque le Hong Kong populaire des années 1970-1980.
Cette diversité culinaire témoigne de l’évolution des goûts des Parisiens et de l’intégration des cuisines asiatiques dans le quotidien gastronomique de la capitale.
Source : Atelier parisien d’urbanisme

