Après le renoncement de Nice, Paris et Lyon en compétition pour accueillir les épreuves de hockey des Jeux des Alpes françaises 2030
En juin 2026, la ville de Lyon a été désignée comme le nouveau centre névralgique des Jeux des Alpes françaises 2030, récupérant le pôle de glace olympique, auparavant prévu à Nice. Cette décision a été officialisée lors du Conseil d’administration du Comité d’organisation (Cojop), suite à des changements politiques significatifs à Nice.
Le projet initial, soutenu par l’ancien maire de Nice, Christian Estrosi, envisageait d’accueillir le hockey sur glace, le patinage artistique, le short-track et le curling dans cette ville. Cependant, l’élection d’Eric Ciotti en mars 2026 a bouleversé ces plans. Ciotti a exprimé son opposition à l’utilisation du stade Allianz Riviera pour le hockey masculin, mettant en avant les intérêts de l’OGC Nice, club de football de la ville.
Luc Tardif, président de la Fédération internationale de hockey sur glace, a exprimé sa déception face à cette décision, soulignant qu’il n’y avait pas de plan B viable pour le hockey masculin à Nice. Les discussions se sont alors intensifiées pour trouver des alternatives à Lyon et à Paris, qui disposent d’infrastructures adéquates.
Lyon, avec sa LDLC Arena, a mis en avant ses installations opérationnelles et son expérience dans l’accueil d’événements sportifs. Alexandre Aulas, président de ThrillStage, a souligné que la ville était prête à accueillir ces épreuves bien avant les élections municipales. Lyon a également été désignée pour co-organiser les championnats du monde de hockey sur glace en 2028.
De son côté, Paris a déposé des candidatures pour accueillir les tournois masculin et féminin à l’Accor Arena et à l’Adidas Arena. Marie Barsacq, directrice générale de Paris Entertainment Company, a mis en avant la capacité de ces installations à produire de la glace en quatre jours, ainsi que leur expérience lors des Jeux de Paris 2024.
Les tensions politiques se sont intensifiées, notamment avec des déclarations de Laurent Wauquiez, ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, affirmant que le hockey ne serait pas organisé à Paris. Pierre-Yves Gerbeau, président de la fédération française de hockey, a également exprimé des préoccupations concernant l’absence d’une patinoire durable dans le projet lyonnais, soulignant un besoin croissant d’infrastructures pour le hockey en France.
Lyon a été confirmée comme le choix numéro un du Cojop, tandis que la recherche d’une solution pour le hockey à Nice a été jugée insatisfaisante. La décision finale concernant l’organisation des épreuves de glace sera cruciale pour l’avenir des Jeux des Alpes françaises 2030 et leur impact sur les infrastructures sportives en France.
Source : Franceinfo
