La ville de Paris veut-elle vraiment faire baisser les prix des logements de 20 % ?
Après l’encadrement des loyers, Jacques Baudrier, adjoint au logement à la mairie de Paris, vise désormais une réduction des prix des biens immobiliers dans la capitale. En effet, il a déclaré : « Notre objectif est de faire baisser de 20 % les prix des biens dans la capitale. » Bien que ce chiffre semble ambitieux, l’élu a précisé qu’il n’avait pas évoqué de chiffre précis lors d’échanges ultérieurs.
La décision de la mairie découle d’une préoccupation croissante concernant l’accessibilité des logements à Paris. Plusieurs acteurs du secteur immobilier s’accordent à dire que « les loyers sont devenus très chers par rapport au revenu des gens. » L’encadrement des loyers ayant déjà été mis en place, la modération des prix apparaît comme la solution pour alléger le coût des loyers.
Pour encourager le retour des investisseurs institutionnels, qui ont souvent quitté le marché parisien en raison d’une rentabilité insuffisante, la mairie envisage de développer des baux solidaires non spéculatifs. Ces derniers permettraient d’acquérir un bien à un prix de 5 000 euros/m², contre environ 9 500 euros/m² actuellement, avec une restriction sur la revente.
En parallèle, le Conseil de Paris a voté une augmentation de la taxe sur les logements vacants, qui passera de 17 % à 30 % de la valeur cadastrale après un an d’inoccupation, et de 34 % à 60 % après deux ans. Jacques Baudrier estime que près de 30 % du parc privé parisien est constitué de résidences secondaires ou de logements vacants, et que cette me pourrait permettre de remettre sur le marché environ 20 000 logements.
Cependant, certains experts, comme Olivier Princivalle, président de la Chambre FNAIM du Grand Paris, soulignent que des incitations, plutôt que des taxes, pourraient être plus efficaces pour encourager les propriétaires à louer à des prix raisonnables.
Cette initiative de la mairie de Paris soulève des questions sur l’efficacité des mes proposées et sur l’impact réel qu’elles pourraient avoir sur le marché immobilier parisien.
Source : Le Figaro, Ici Paris Île-de-France.


