Le combat des parents de Zoé pour une meilleure prise en charge des adolescents en pédopsychiatrie
Le 6 mars 2025, Zoé, une adolescente de 15 ans, a mis fin à ses jours, laissant un vide immense dans la vie de ses parents, Justine et François. Pour faire face à ce drame, ils préparent la publication d’un livre qui retracera son histoire. Parallèlement, ils ont fondé l’association « Zoé pour la vie », basée à Nieppe, visant à sensibiliser à la prévention du suicide chez les jeunes et à alerter sur les lacunes du système de santé mentale.
Pas de place à l’EPSM
Avant de se suicider, Zoé avait sollicité une prise en charge au sein de l’établissement public de santé mentale (EPSM) à Armentières, où elle avait déjà séjourné à deux reprises. Diagnostiquée à haut potentiel intellectuel et émotionnel (HPI et HPE), elle savait que l’hospitalisation pouvait lui apporter la protection nécessaire durant ses crises d’angoisse. Malheureusement, en raison d’un manque de places disponibles, elle a été réorientée vers le service des urgences pédiatriques d’un hôpital voisin. Après une évasion temporaire, elle a quitté l’établissement avant de se diriger vers la voie ferrée.
François Boekstaels, le père de Zoé, a déclaré : « Un hôpital qui n’a pas la capacité de prendre en charge tout un profil spécifique de jeunes ne doit pas les accueillir. »
Un système en crise
Un an après le décès de leur fille, Justine et François ont publié une lettre ouverte dénonçant l’incapacité du système de santé à protéger les jeunes en situation de détresse. Ils affirment que les adolescents en crise suicidaire sont souvent dirigés vers des services inadaptés. Leur expérience a révélé des dysfonctionnements profonds au sein de la pédopsychiatrie en France, un secteur qu’ils estiment être au bord du gouffre.
François a ajouté : « Le système de soins en général n’a pas su la protéger comme elle le souhaitait. »
Conclusion
L’histoire tragique de Zoé met en lumière les défis auxquels sont confrontés les adolescents en détresse et souligne l’urgence d’une réforme dans la prise en charge de la santé mentale. Les parents de Zoé continuent de se battre pour que son histoire ne soit pas oubliée et qu’elle serve de levier pour améliorer le soutien aux jeunes en difficulté.
Source : La Voix du Nord

