Paracétamol pendant la grossesse : étude révèle des risques pour la fertilité féminine

Paracétamol durant la grossesse : des risques pour la fertilité féminine ?

Paracétamol durant la grossesse : des risques pour la fertilité féminine ?

Une étude récente publiée dans la revue Human Reproduction Open soulève des inquiétudes quant à l’utilisation du paracétamol pendant la grossesse. Les chercheurs danois ont constaté que les filles dont les mères avaient consommé ce médicament analgésique à doses légères ou modérées présentent des anomalies au niveau de leurs ovaires et de leur système reproductif.

Des ovaires plus petits, et moins de follicules

Les résultats montrent que, à l’âge de trois mois, ces filles ont des ovaires plus petits, un nombre réduit de follicules ovariens, un utérus de taille inférieure et des niveaux d’hormones reproductives plus bas. Il est important de rappeler que le stock d’ovocytes chez la femme est déterminé dès la vie fœtale, ce qui signifie que les effets observés pourraient avoir des implications à long terme.

L’exposition précoce semble particulièrement concernée

L’étude, réalisée entre 2020 et 2022, a impliqué 3 425 femmes enceintes en bonne santé, dont 685 ont été inscrites au premier trimestre de grossesse. Parmi elles, 302 bébés filles ont été examinées. Les participantes ont signalé leur consommation de paracétamol toutes les deux semaines, et des échantillons d’urine ont été analysés pour déterminer les niveaux de paracétamol. Les filles ont été classées selon le moment de leur exposition in utero, avec 92 exposées en début de vie fœtale (avant 17 semaines) et 67 en milieu ou fin de vie fœtale (à partir de 17 semaines).

Un impact sur la réserve ovarienne ?

Le Dr Margit Bistrup Fischer, coautrice de l’étude, a noté que les bébés exposés au paracétamol pendant la vie fœtale présentent en moyenne un volume ovarien inférieur de 40 %, un volume utérin réduit de 13 % et un nombre de follicules ovariens diminué de 23 %. De plus, les filles exposées en début de vie fœtale affichent des niveaux plus faibles d’hormone anti-müllérienne, un indicateur de la réserve ovarienne.

Ne pas s’inquiéter, mais ne pas banaliser, et consulter

Les chercheurs insistent sur la nécessité de prudence. Bien que des liens aient été établis entre l’exposition au paracétamol et ces effets, cela ne signifie pas nécessairement qu’il existe une relation de cause à effet. Les implications sur la fertilité et l’âge de la ménopause des différences observées restent encore inconnues. Il est essentiel de rappeler que tout médicament peut avoir des conséquences, en particulier durant la grossesse. Les femmes enceintes doivent éviter l’automédication et consulter un professionnel de santé en cas de besoin, notamment en cas de forte fièvre.

Source : Human Reproduction Open

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *