Papillons monarques : pourquoi il ne faut surtout pas tondre cette zone précise du jardin en août

Papillons monarques : l’importance de préserver certaines zones du jardin en août

En août, le papillon monarque, connu sous le nom scientifique de Danaus plexippus, commence son impressionnant voyage migratoire. Ce papillon est capable de parcourir près de 4 800 km en Amérique du Nord. En France, il est un visiteur rare, mais il représente tous les papillons en quête de repos dans des jardins fleuris.

L’Office français de la biodiversité souligne que les jardins privés peuvent devenir de véritables corridors écologiques s’ils sont laissés partiellement sauvages. En août, quelques actions simples peuvent favoriser la présence des papillons monarques et d’autres insectes pollinisateurs.

1. Favoriser des fleurs à nectar tardif

Historiquement, les jardins étaient principalement plantés pour le printemps, laissant un manque de nourriture en fin d’été. En août, il est crucial d’opter pour des fleurs nectarifères qui s’épanouissent tardivement, telles que les asters, les verges d’or ou le lierre en fleurs. Ces plantes servent de sources de nourriture essentielles pour ces migrateurs.

2. Adopter une tonte en mosaïque

La tonte en mosaïque, recommandée par l’OFB, consiste à ne pas tondre uniformément l’ensemble du jardin. En conservant certaines zones hautes, on crée des prairies fleuries qui offrent refuge aux chenilles et aux abeilles sauvages. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) conseille également de retarder la taille des haies après le 15 août pour ne pas perturber la faune.

3. Réduire l’utilisation de pesticides

La loi Labbé interdit déjà l’utilisation de nombreux pesticides chimiques pour les particuliers. Même les traitements “naturels” peuvent avoir des effets néfastes sur les insectes pollinisateurs. Il est préférable d’accepter la présence de quelques pucerons et d’adopter des méthodes de culture respectueuses de l’environnement.

Conclusion

En combinant des fleurs à nectar tardif, des zones non tondues et une réduction des pesticides, les jardins peuvent offrir un abri et de la nourriture aux papillons, créant ainsi des haltes essentielles pour leur migration. Des gestes simples, coordonnés avec les voisins, peuvent transformer un jardin en un corridor de nectar à l’échelle du quartier.

Source : Office français de la biodiversité.

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