Comment les accusés dans le dossier Pape Cheikh Diallo peuvent finalement s’en sortir
Le dossier Pape Cheikh Diallo, qui concerne plusieurs dizaines de personnes poursuivies pour homosexualité, semble perdre de sa substance au fil de l’instruction. D’après Ousmane Kane, magistrat à la retraite, une trentaine de non-lieux ont déjà été prononcés, incluant des cas de prescription et des abandons de poursuites liés à la transmission volontaire du VIH. Ce développement soulève des préoccupations quant à la solidité de l’affaire, qui pourrait s’effondrer avant même d’atteindre l’audience.
L’analyse de l’ancien magistrat révèle que le nombre de non-lieux est disproportionné pour un dossier encore à mi-parcours. Il souligne que l’évaluation finale des preuves ne pourra être faite qu’à l’issue des débats à l’audience, en se basant sur la légalité et la solidité des éléments présentés.
Un des principaux enjeux semble résider dans un changement législatif mal compris par l’accusation. Les faits reprochés auraient eu lieu sous l’ancienne loi, qui punissait les actes dits « contre-nature », plutôt que sous la nouvelle loi qui cible spécifiquement l’homosexualité. Cette confusion entre les deux cadres juridiques pourrait avoir des conséquences significatives sur la suite de la procédure.
Source : SeneNews.



