Padcev et Keytruda : Efficacité dans le traitement du cancer en France selon des études récentes.

Tout savoir sur la combinaison Padcev/Keytruda

En 2023, l’association du Padcev et du Keytruda a marqué un tournant majeur dans la prise en charge des cancers de la vessie. C’est quoi exactement ? Comment agit cette combinaison ? Comment le traitement se déroule-t-il au quotidien ? Et à quels effets secondaires faut-il s’attendre ? On vous explique tout.

AVANT DE LIRE CET ARTICLE

Les situations précises dans lesquelles la combinaison Padcev/Keytruda peut être prescrite évoluent rapidement, à me que de nouveaux essais cliniques sont publiés et que de nouvelles autorisations sont accordées en France. Pour savoir si vous pouvez en bénéficier, n’hésitez pas à interroger votre médecin.

C’est quoi la combinaison Padcev/Keytruda ?

Cette combinaison associe deux traitements innovants :

  • enfortumab vedotin (Padcev®), un anticorps conjugué, et
  • pembrolizumab (Keytruda®), une immunothérapie.

Les deux médicaments agissent de façon complémentaire, sur deux fronts différents.

Le Padcev

Ce médicament appartient à la classe des anticorps conjugués (ADC), c’est-à-dire une molécule qui combine un anticorps et une chimiothérapie. L’anticorps reconnaît une protéine présente à la surface des cellules cancéreuses, la nectine-4, et s’y fixe, achemine ainsi la chimiothérapie directement au cœur de la tumeur.

Le Keytruda

Ce médicament appartient à la classe des immunothérapies anti-PD1. Il ne s’attaque pas directement à la tumeur, mais « réveille » le système immunitaire, que la tumeur avait mis en sommeil, pour qu’il reconnaisse et attaque lui-même les cellules cancéreuses.

Dans le traitement du cancer de la vessie, son indication initiale, l’association de Keytruda et de Padcev est administrée par voie intraveineuse selon un rythme de cycles de 3 semaines :

  • Jour 1 : perfusion des deux médicaments, l’un après l’autre, à raison de 30 minutes chacun.
  • Jour 8 : perfusion de Padcev seul pendant 30 minutes.
  • Jour 9 à 21 : période de repos avant le début du cycle suivant.

La durée totale du traitement varie selon les indications : la combinaison peut être prescrite pour un nombre de cycles défini à l’avance ou poursuivie tant qu’elle reste efficace et bien tolérée.

Votre équipe soignante vous remettra le calendrier précis de vos perfusions et vous indiquera le nombre de cycles prévus au regard de votre situation.

Quels sont les effets secondaires de la combinaison Padcev/Keytruda ?

Les toxicités cutanées

Le principal point de vigilance concerne la peau : rougeurs (en particulier au niveau des aisselles ou de l’aine), sécheresse cutanée, cloques, éruptions, démangeaisons… Ces réactions sont liées à la cible du Padcev, la nectine-4, qui est aussi très présente dans la peau.

Ces effets secondaires concernent environ 50 % des patients, et sont sévères chez 20 % d’entre eux. Dans de très rares cas, elles peuvent aller jusqu’à une forme de nécrose de la peau ou des muqueuses.

C’est pourquoi une surveillance particulière est mise en place, surtout durant les trois premières semaines de traitement : votre médecin vous examinera de la tête aux pieds à chaque consultation. Il a également l’obligation de vous remettre un kit d’information pour vous aider à reconnaître les signes avant-coureurs et vous donnera le contact d’un dermatologue à contacter en cas d’urgence. Plus ces signes sont signalés tôt à votre équipe soignante, plus ils peuvent être pris en charge efficacement, avant qu’ils ne s’aggravent.

Les autres toxicités

Au-delà de la peau, les effets secondaires les plus fréquents sont les neuropathies périphériques, la perte de cheveux, la fatigue, les diarrhées, la perte d’appétit, les nausées, ainsi qu’une baisse des globules rouges et blancs (anémie, neutropénie, thrombopénie).

Il est toutefois important de noter que, comparée à la chimiothérapie classique, la combinaison Padcev/Keytruda entraîne globalement moins d’effets secondaires sévères.

Source : Rose magazine.

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