Les vagues de chaleur ont un terrible coût sanitaire en France
Les vagues de chaleur en France, selon une étude récente d’Oxfam, sont responsables de plus de 5 000 décès par an, entraînant une augmentation des maladies cardiovasculaires et infectieuses. Alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’abat sur le pays, avec des températures atteignant jusqu’à 40 °C, l’ONG met en lumière l’impact du changement climatique sur la santé publique.
Le rapport d’Oxfam, publié le 18 juin, souligne que les vagues de chaleur ont causé 5 398 morts en 2025. De plus, elles réduisent l’espérance de vie, qui pourrait diminuer de plus de deux mois d’ici 2050 à Perpignan. Les risques de maladies graves augmentent également : le rapport indique une hausse de 70 % des cas d’insuffisance rénale aiguë lors des canicules prolongées, une augmentation de 7 % des infarctus du myocarde lors des journées les plus chaudes, et une hausse de 3,8 % des AVC pour chaque degré supplémentaire au-delà d’un seuil local de température optimale.
Les effets sur la santé mentale ne sont pas négligeables, avec une augmentation du risque d’anxiété. Par ailleurs, il est noté que plusieurs médicaments, en raison de leur interaction avec la chaleur, peuvent nuire aux personnes vulnérables. En effet, seuls 7 des 20 médicaments les plus vendus en France peuvent être conservés à des températures supérieures à 30 °C.
La hausse des températures est également corrélée à une augmentation de 58 % des maladies infectieuses, selon Oxfam. En 2025, la France a enregistré un nombre de cas de chikungunya supérieur à celui de l’ensemble de l’Union européenne des dix années précédentes. Cette situation est aggravée par la propagation de pathogènes à travers les inondations, tels que les Escherichia coli et les salmonelles.
Les inégalités socio-économiques exacerbent ces risques. Oxfam souligne que la chaleur a été 31 % plus meurtrière en 2025 dans les 10 départements les plus pauvres comparés aux 10 départements les plus riches. De plus, les femmes sont 65 % plus susceptibles de mourir d’un AVC que les hommes, en raison d’une reconnaissance tardive de leurs symptômes.
Pour faire face à cette crise, Oxfam appelle à des mes ambitieuses, incluant un plan de santé de 6 milliards d’euros par an, la rénovation des logements mal isolés et une contribution accrue des entreprises polluantes. L’ONG met en avant que les bénéfices de TotalEnergies sur 17 mois suffiraient à financer les investissements nécessaires à l’adaptation du secteur de la santé d’ici 2050.
Ces recommandations visent à éviter une catastrophe sanitaire si des actions concrètes ne sont pas mises en place rapidement.
Source : Oxfam
