Guerre commerciale | Ottawa améliore l’aide aux entreprises

Guerre commerciale : Ottawa améliore l’aide aux entreprises

Les entreprises canadiennes expriment un besoin croissant de soutien face aux défis engendrés par la guerre commerciale. Le gouvernement de Mark Carney a récemment annoncé une série de mes pour répondre à cette demande, notamment en réaction aux nouvelles taxes douanières imposées par l’administration Trump. Reste à voir si les entreprises se tourneront vers Ottawa pour bénéficier de cette aide.

Un plan d’aide de 7,5 milliards de dollars a été dévoilé, visant à fournir des liquidités, à soutenir l’emploi et à financer de nouveaux projets. Parmi ces mes, 3,5 milliards de dollars seront alloués à l’assouplissement de l’assurance-emploi et à l’amélioration du programme de Travail partagé, destiné à soutenir les employés dont les heures de travail ont été réduites.

Cette initiative vise à limiter les licenciements dans des secteurs vulnérables, tels que le textile, les meubles et la fabrication d’équipements industriels, qui pourraient être durement touchés par des droits de douane de 50 % sur environ 28 milliards de dollars de produits canadiens.

Principales mes d’aide :

  • 3,5 milliards pour l’assurance-emploi et le programme de Travail partagé.
  • 2 milliards pour un nouveau fonds de diversification.
  • 1,5 milliard pour renforcer l’Initiative régionale de réponse tarifaire, incluant des versements non remboursables de 1 à 3 millions de dollars.
  • 500 millions à la Banque de développement du Canada pour soutenir les entreprises affectées par les droits de douane américains.

Les modifications annoncées permettent également aux employés participant à des formations pendant des congés forcés de recevoir 70 % de leur salaire, contre 55 % auparavant.

Des experts comme Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec, estiment que ces mes sont positives, mais soulignent la nécessité d’inclure des contributions non remboursables et des allégements fiscaux pour un impact plus significatif.

Cependant, des préoccupations persistent quant à la dépendance des programmes d’aide sur des prêts, ce qui pourrait engendrer des dettes pour les entreprises. Les gouvernements ont principalement opté pour des prêts pour soutenir les entreprises en difficulté, ce qui a suscité des critiques quant à l’efficacité de cette approche.

Les droits de douane imposés par les États-Unis ont également des conséquences directes sur les coûts des intrants pour les fabricants canadiens, avec une augmentation de 25 % à 50 % sur divers produits en acier et en aluminium. Les délais de traitement pour les remboursements de taxes peuvent également poser des problèmes de liquidité pour les entreprises.

Le gouvernement Carney est conscient de ces enjeux et a reconnu que les coûts pour certains fabricants pourraient augmenter en raison des mes de rétorsion. Les entreprises devront continuer à soumettre des demandes de remboursement au gouvernement fédéral.

En conclusion, bien que les mes annoncées par Ottawa visent à atténuer les effets de la guerre commerciale, leur efficacité dépendra de l’engagement des entreprises à y recourir et de la gestion des implications financières à long terme.

Source : La Presse

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