Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano prépare un nouveau projet de stockage

Orano face à la saturation des fosses de stockage des eaux polluées

Orano, anciennement connu sous le nom de Cogema et Areva, gère la dépollution des eaux autour de ses anciennes mines d’or situées au sud du Limousin. Ce processus génère d’importantes quantités de boues chargées en métaux lourds, conduisant à une saturation des fosses de stockage. En conséquence, les déchets sont actuellement exportés en attendant de trouver une solution pérenne sur place.

Un panneau de signalisation jaune indique l’accès à la mine du Bourneix, où une route descend vers un terrain vague, protégé par un portail. Six bassins de décantation, recouverts, traitent les eaux avant qu’elles ne rejoignent le lit de l’Isle, qui s’écoule sur 200 kilomètres pour rejoindre la Dordogne.

En juin dernier, des camions excavateurs, équipés de longs tuyaux aspirants, étaient en opération pour nettoyer les boues toxiques. Les techniciens sur place affirment que, malgré la couleur rougeâtre de l’eau, le chlorure ferrique utilisé permet de fixer l’arsenic, rendant les eaux relâchées moins concentrées en arsenic que celles des cours d’eau environnants.

Les eaux traitées proviennent de l’ancienne mine souterraine, qui a produit près de huit tonnes d’or durant ses vingt ans d’activité. Le traitement repose sur une série de réactions chimiques, incluant l’absorption des métaux lourds par chlorure ferrique, l’injection d’un floculant polymère, et un traitement à la soude pour atteindre un pH neutre.

Les stations de traitement, telles que celle de Cros Gallet, demeurent les derniers témoins de l’extraction aurifère. Ces installations, situées à la frontière de la Haute-Vienne et de la Dordogne, filtrent en continu les eaux issues des anciennes mines. Orano, bien que désormais concentré sur le secteur nucléaire, reste responsable de la gestion de ces eaux polluées.

Source : La Tribune

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