Orages : pourquoi la France connaît-elle un début d’année très calme ?
Depuis le début du printemps 2026, la France fait face à une activité orageuse remarquablement faible par rapport aux saisons précédentes. Ce phénomène s’explique principalement par la domination fréquente des anticyclones, qui ont apporté un temps sec et stable, peu propice au développement d’orages organisés.
Bien que quelques épisodes orageux aient été observés, ceux-ci sont restés limités et moins étendus que lors des années précédentes. Ainsi, aucune dégradation orageuse généralisée n’a eu lieu depuis le début de l’année.
À titre de comparaison, les printemps de 2023 et 2024 avaient été marqués par des situations dépressionnaires et des conflits de masses d’air favorisant des orages plus fréquents. En 2026, les orages se sont principalement concentrés sur les reliefs, sans véritable succession d’épisodes marquants à l’échelle nationale.
Concernant les statistiques, 2026 enregistre le début d’année le moins orageux par rapport aux années antérieures. Pour le duo avril-mai 2023, Météorage avait comptabilisé 86 470 impacts de foudre, alors qu’en 2026, seulement 30 989 impacts ont été relevés, soit près de trois fois moins. En comparaison avec la moyenne de 69 560 impacts de foudre pour la période 1989-2018, le chiffre de 2026 représente un déficit de 55 %.
La situation est contrastée en Italie, où le nord du pays, notamment la plaine du Pô, a récemment connu des orages violents. Ces derniers sont souvent le résultat de remontées d’air chaud et humide de la Méditerranée, se heurtant à de l’air plus frais d’Europe centrale, entraînant des phénomènes orageux intenses.
À court terme, la domination de l’anticyclone sur l’Europe occidentale devrait continuer à limiter la formation d’orages sur le territoire français. Malgré un retour progressif de la chaleur, les conditions restent trop stables pour permettre le développement d’épisodes orageux généralisés.
Source : La Chaine Météo / Météo Consult
