Fusion Apps et IA agentique : Oracle veut favoriser la collaboration entre métiers et développeurs

Fusion Apps et IA agentique : Oracle mise sur la collaboration entre métiers et développeurs

Oracle a récemment mis à jour son AI Agent Studio pour Fusion Applications dans le but de centraliser le développement des agents d’intelligence artificielle (IA). Cet outil de création d’agents IA intègre des fonctionnalités « no-code », « low-code » et « pro-code », permettant ainsi aux utilisateurs métiers de développer des agents simples basés sur des tâches. Les développeurs, quant à eux, peuvent concevoir des agents plus complexes grâce à des flux de travail basés sur Git et à des outils de programmation, comme Claude Code et Codex d’OpenAI, tout en bénéficiant d’environnements de test et d’autres outils familiers.

Techniquement, AI Agent Studio pour Fusion Applications associe des outils de programmation en langage naturel à un environnement de développement professionnel, incluant la gestion du cycle de vie des applications, la validation locale, le débogage et les workflows CI/CD. Le studio prend en charge les IDE et CLI agentique et propose des compétences spécifiques à l’écosystème Oracle.

Depuis le début de l’année, Oracle a lancé 22 nouvelles Fusion Agentic Applications, qui sont des runtimes capables de gérer des agents IA et des automatisations d’Oracle et de tiers dans les applications cloud Fusion. Ces applications touchent des domaines variés tels que l’expérience client (CX), les ressources humaines (RH), l’ERP et la chaîne d’approvisionnement. Ces nouveaux outils s’appuient sur une orchestration « agent swarm » qui permet de déployer simultanément plusieurs agents légers pour exécuter des tâches complexes.

Holger Mueller, analyste chez Constellation Research, souligne que ces nouveaux éléments ne remplaceront pas les applications Fusion existantes. Il explique également qu’il ne s’agit pas d’ajouter un agent à une application Fusion, mais de créer une nouvelle application qui tire parti des capacités de l’agent.

Les entreprises semblent prendre conscience de l’importance de l’IA. Elles ne s’appuient plus sur les modèles de langage (LLM) pour toutes les tâches, mais cherchent à les utiliser de manière pertinente et économique. Les Fusion Agentic Applications ne sont pas des solutions génériques, mais des applications métier ciblant des résultats précis, comme l’amélioration du recouvrement ou la réduction des appels de service.

Concernant les coûts, lors de l’AI World Tour Paris en mars, des clients français d’Oracle ont indiqué que l’IA agentique n’était pas encore leur priorité, se concentrant plutôt sur la migration vers Fusion Cloud ou sur des tests des applications préconstruites. Robert Kramer, analyste du cabinet indépendant KramerERP, a noté que les mes de sécurité et de validation actuelles ne résolvent pas tous les problèmes, notamment ceux liés à la qualité des données et à la responsabilité des processus.

Oracle a récemment ajusté son modèle tarifaire pour l’IA, alignant les coûts sur la valeur apportée aux clients. Mike Sicilia, co-CEO d’Oracle, a déclaré que la plupart des innovations en IA demeurent incluses sans frais supplémentaires dans les applications phares. Cependant, le fournisseur a également emprunté plus de 43 milliards de dollars au cours de l’exercice fiscal 2026 et prévoit de lever 40 milliards de dollars supplémentaires pour financer ses capacités de calcul consacrées à l’IA.

Source : Adaptation d’un article publié sur SearchCustomerExperience.

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