La crainte des opposants à l’approche des trois banquets du Canon français en Anjou
Le 10 septembre, près de 80 personnes se sont réunies à Chemillé-en-Anjou pour une réunion d’information concernant les trois banquets du Canon français, prévus début octobre au Théâtre Foirail. Le maire, Hervé Martin, a tenté de prendre la parole avant le début de la réunion, mais a été interrompu par les participants. Il a exprimé sa déception, affirmant : « On partage le même combat mais on ne le fait pas de la même manière. C’est vraiment dommage pour le vivre-ensemble. »
La réunion, organisée par le collectif Anti Canon Anjou 49 (Aca49), a duré deux heures et a révélé une inquiétude croissante parmi les participants. Une retraitée, membre du collectif Valeurs humanistes, a expliqué que l’initiative avait été prise en réaction à la venue du Canon français en Anjou. Ce collectif, qui regroupe une trentaine de citoyens engagés dans des associations locales, a pour but d’alerter et de sensibiliser sur la montée de l’extrême droite en Maine-et-Loire.
Les membres du collectif évoquent également le précédent meeting d’Éric Zemmour à Chemillé, qui avait suscité une forte tension, ainsi que le retour du Canon français, qui avait déjà organisé un banquet l’année précédente sans provoquer d’émoi notable.
Les intervenants se sont succédé pendant une heure et demie, utilisant des supports visuels pour renforcer leurs arguments. La réunion a mis en lumière des préoccupations tant concrètes qu’idéologiques parmi les participants concernant l’impact de ces événements sur la cohésion sociale et le climat politique local.
(Source : Ouest-France)
