OpenAI en faillite ? Son IPO s'annonce beaucoup plus risquée que prévu

OpenAI en difficulté : son introduction en Bourse s’annonce plus risquée que prévu

OpenAI a dépensé plus de deux fois et demie ce qu’elle a gagné en 2025. À quelques mois d’une introduction en Bourse historique, l’écart est si flagrant qu’il en dit long sur la fragilité financière du géant de l’intelligence artificielle (IA).

Alors qu’OpenAI vient de déposer son dossier de cotation pour viser une valorisation symbolique de 1 000 milliards de dollars, des fuites de documents internes bousculent les plans de Sam Altman. Révélés par le journaliste Ed Zitron et confirmés par le Financial Times en juin 2026, ces chiffres confidentiels dévoilent des dépenses vertigineuses de 34 milliards de dollars pour l’année 2025.

La part de marché de ChatGPT baisse de 50 %

L’évaluation de la rentabilité d’OpenAI est devenue le sujet brûlant de la Silicon Valley à l’approche de son IPO. Si le chiffre d’affaires de la start-up progresse, l’explosion de ses coûts d’infrastructure et la baisse historique des parts de marché de ChatGPT sous la barre des 50 % inquiètent fortement les investisseurs. Face à l’offensive combinée de Google Gemini et de Claude, la capacité du créateur de GPT-5.5 à stabiliser son modèle économique et à rasr les marchés financiers s’annonce comme le plus grand défi de l’ère de l’intelligence artificielle.

Mais que cachent réellement les comptes financiers d’OpenAI ?

Le constat comptable est sans appel : OpenAI a englouti 34 milliards de dollars en 2025, tout en ne générant que 13 milliards de dollars de revenus. Dans le détail, près de 19 milliards de dollars ont été alloués à la recherche et au développement (R&D), tandis qu’environ 6 milliards ont financé les ventes et les campagnes de marketing. Le reste a servi à couvrir les coûts colossaux des infrastructures serveurs et de la masse salariale requise pour exécuter les calculs des modèles à grande échelle.

À première vue, la croissance de l’activité n’est pas en cause puisque les revenus réels dépassent l’objectif interne initial de 10 milliards de dollars. Cependant, la perte nette globale a bondi à 39 milliards de dollars, contre seulement 5 milliards de dollars au cours de l’exercice 2024.

Une perte d’environ 8 milliards de dollars

Il convient de nuancer ce résultat brut. Avant d’adopter le statut de société à mission d’intérêt public, l’entreprise accordait à ses actionnaires des droits convertibles, qui ont été réévalués à la hausse à chaque augmentation de la valorisation de la firme. Ce mécanisme a généré une charge exceptionnelle non récurrente de 30 milliards de dollars. Une fois cet élément comptable retiré, la perte opérationnelle réelle s’établit à environ 8 milliards de dollars.

Un chiffre moins spectaculaire, mais préoccupant pour une entité qui n’a jamais publié de bilans financiers officiellement audités, d’autant qu’elle prévoit d’investir 600 milliards de dollars dans ses infrastructures d’ici 2030.

Le déclin de ChatGPT

Ces révélations financières surviennent au moment le plus délicat pour Sam Altman. La grande rivale d’OpenAI, Anthropic, vient de réaliser un coup de force historique en affichant une valorisation record de 965 milliards de dollars sur les marchés, dépassant OpenAI. Pour la première fois, ChatGPT est repassé sous la barre des 50 % de parts de marché mondiales, subissant la concurrence et l’agressivité commerciale de solutions alternatives performantes, notamment Gemini (Google) et Claude (Anthropic).

L’étau judiciaire se resserre autour de Sam Altman

La pression s’intensifie également sur le terrain juridique américain. Une coalition de 42 procureurs généraux a lancé une enquête visant les pratiques commerciales de la firme et l’impact direct de ses technologies sur les populations civiles vulnérables. Parallèlement, l’État de la Floride a déposé une plainte distincte ciblant directement l’entreprise et la responsabilité personnelle de son dirigeant, Sam Altman. La justice accuse la direction d’avoir mis sur le marché un produit intrinsèquement dangereux pour la société.

Pour une entreprise en pleine phase d’introduction en Bourse, l’apparition de tels risques juridiques constitue une obligation légale de déclaration auprès des futurs investisseurs, altérant la confiance des marchés au moment où le pionnier de l’IA avait besoin de rasr ses partenaires.

Source : Financial Times, Ed Zitron

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