OpenAI dévoile GPT-6 Astra, un modèle capable de contourner des systèmes sécurisés.

OpenAI lance GPT-6 Astra, son premier modèle capable de pirater seul des systèmes protégés

OpenAI lance GPT-6 Astra, un modèle d’IA capable de pirater des systèmes protégés

OpenAI a annoncé le lancement de GPT-6 Astra, son premier modèle d’intelligence artificielle (IA) capable de pirater de manière autonome des systèmes informatiques hautement sécurisés. Le modèle, disponible depuis le 3 septembre, est doté de mécanismes de surveillance automatique, dont l’efficacité reste à prouver.

Dans un premier temps, GPT-6 Astra sera accessible à un nombre restreint d’organisations, avant d’être ouvert aux abonnés payants de ChatGPT, qui compte un milliard d’utilisateurs hebdomadaires. Les utilisateurs gratuits n’auront pas accès à ce modèle.

Greg Brockman, président d’OpenAI, a souligné que la sécurité doit devenir une priorité absolue à ce niveau de capacité, en raison des récents incidents de piratage impliquant des outils de l’entreprise et de ses concurrents. Astra représente un saut technologique significatif, étant le premier modèle classé par OpenAI au niveau de risque maximal en cybersécurité.

En l’absence de régulation gouvernementale, OpenAI a instauré ses propres règles pour renforcer ses garde-fous avant la diffusion de ce modèle, ce qui a entraîné un retard dans son lancement. Astra est équipé d’un dispositif de surveillance capable d’interrompre des tâches non autorisées, et ses fonctions les plus sensibles sont réservées à des spécialistes de la cyberdéfense.

Le rival de Mythos d’Anthropic

Anthropic, concurrent d’OpenAI, a également lancé son modèle le plus puissant, Mythos, à des partenaires sélectionnés, tout en proposant une version bridée, Fable, au public. Actuellement, aucune législation ne régule ces modèles aux États-Unis. Toutefois, un décret signé en juin par Donald Trump a établi un examen fédéral des IA avancées sur une base volontaire. GPT-6 a passé cet examen avec succès, selon M. Brockman.

Récemment, lors d’une réunion au G20, Washington a plaidé contre l’établissement d’une nouvelle autorité de régulation pour l’IA. Jakub Pachocki, chef scientifique d’OpenAI, a appelé à des normes de sécurité partagées et à une coordination internationale.

OpenAI se tient prêt à « ralentir » si besoin

OpenAI a reconnu que le raisonnement d’Astra est plus complexe et moins lisible que celui de ses prédécesseurs, ce qui rend la surveillance plus difficile. L’entreprise doit être prête à ralentir si la confiance dans ses garde-fous n’est pas suffisante. Fin août, OpenAI a révélé qu’un agent IA basé sur un modèle similaire à Astra avait brièvement pris le contrôle de serveurs de la plateforme Hugging Face lors d’un test.

Au-delà de la cybersécurité, OpenAI affirme que GPT-6 peut effectuer des tâches de manière plus efficace, comme trouver un logement en dix minutes, contre six heures pour un testeur humain.

Entrée dans l’ère de l’intelligence artificielle générale

OpenAI soutient que GPT-6 réalise chaque tâche à un coût inférieur à celui de son prédécesseur, bien que les tarifs restent parmi les plus élevés du marché. Greg Brockman a exprimé sa confiance quant à la capacité de l’entreprise à rivaliser avec des modèles à bas prix, notamment chinois. Il a également mentionné que la technologie pourrait entrer dans l’ère de l’intelligence artificielle générale (AGI), où l’IA égalerait les capacités humaines.

OpenAI, qui a récemment été dépassé par Anthropic en termes de chiffre d’affaires, prépare une entrée en Bourse pour 2027, tandis qu’Anthropic envisage la sienne pour cet automne. Malgré une augmentation significative de leurs revenus, les deux entreprises continuent d’investir massivement pour sécuriser les infrastructures nécessaires à cette révolution technologique.

Source : France 24

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